Depuis son prix au Concours international Frédéric-Chopin de Varsovie en 2010, le pianiste russo-lituanien Lukas Geniušas conserve au compositeur polonais un amour intact. Après un premier album chez Mirare consacré à Sergueï Prokofiev (2018), il lui consacre ce disque qui en révèle deux visages presque antagonistes : celui des mazurkas, brèves plongées dans l’âme chopinienne, imprégnées de la nostalgie de la Pologne ; et l’ardente Troisième Sonate, l’une de ses architectures les plus magistrales.