Requiem & Messe Chorale Gounod

Musique vocale

Charles Gounod, si l'on en croit Camille Saint-Saëns, devrait être connu plus encore pour sa musique religieuse que pour ses opéras : c'est dire la qualité proprement « inouïe » de ses œuvres sacrées auxquelles il consacra non seulement sa foi mais la science musicale la plus accomplie. Son Requiem – notamment – annonce Fauré, Duruflé et Poulenc et représente un des chefs-d'œuvre du genre.

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Disque 1
  • 1 Messe de Requiem en Ut Majeur, Introït & Kyrie 6'11
  • 2 Messe de Requiem en Ut Majeur, Dies Irae 15'13
  • 3 Messe de Requiem en Ut Majeur, Sanctus 0'47
  • 4 Messe de Requiem en Ut Majeur, Benedictus 4'12
  • 5 Messe de Requiem en Ut Majeur, Pie Jesu 3'43
  • 6 Messe de Requiem en Ut Majeur, Agnus Dei 6'20
  • 7 Messe Chorale en Sol mineur, Introït 1'16
  • 8 Messe Chorale en Sol mineur, Kyrie 3'27
  • 9 Messe Chorale en Sol mineur, Gloria 5'31
  • 10 Messe Chorale en Sol mineur, Credo 7'38
  • 11 Messe Chorale en Sol mineur, Sanctus 2'00
  • 12 Messe Chorale en Sol mineur, Benedictus 2'14
  • 13 Messe Chorale en Sol mineur, Agnus Dei 4'33
Total 63'05
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Presse

DIAPASON JUIN 2011
CHARLES GOUNOD
1818-1893 YI,1 Requiem en ut. Messe chorale sur l'Intonation de la liturgie catholique.

Charlotte Müller-Perrier (soprano), Valérie Bonnard (alto), Christophe tmnom (tenor), unnsuan untmer (basse), Ensemble vocal et instrumental de Lausanne, Michel Corboz. Mirare MIR129, distr. HM. 0 2010. TT : 1 h03'. TECHNIQUE :7/10


En 2009, à l'occasion du centième anniversaire de la mort de Charles Bordes (1863-1909), fondateur de la Schola Cantorum et pionnier de la redécouverte des musiques anciennes au tournant du siècle, Michel Corboz additionnait avec bonheur les Sept paroles de deux de ses proches, son maître César Franck et son vieil ami Charles Gounod . Les « Journées » en l'honneur du grand musicologue se sont poursuivies l'année suivante, et le chef vaudois en a profité pour signer un nouvel enregistrement, dévolu cette fois au seul Gounod. Comme dans le précédent disque, la somme des forces (cohérence du programme, discipline du chœur, compétence du chef) surpasse largement le total de ses menues faiblesses (solistes plutôt anonymes, petites scories instrumentales, léger manque d'animation parfois — qui n'est heureusement jamais indifférence). La dernière fois qu'un Requiem de Gounod nous était tombé entre les mains, c'était celui pour le moins artisanal de Bernard Lallement (B N L, 2007) : autant dire que Michel Corboz culmine à une autre altitude, trouvant le juste ton d'une parole consolante (avec Fauré, à la même époque, et avant Duruflé), a fortiori dans la réalisation d'Henri Busser avec accompagnement de cordes (quintette et harpe) et orgue. Presque tout ici est d'une invention — et d'une interprétation — remarquables, à l'image du Dies irae qui s'ouvre comme une marche avec tremolo de cordes, du suave dialogue du Benedictus, d'un Pie Jesu aux chromatismes inquiets avant leur résolution. Dérivant de thèmes grégoriens, la Messe chorale en sol mineur n'atteint certes pas les mêmes cimes. Cette maîtrise de l'art palestrinien a sans doute plu à Charles Bordes, mais elle s'exprime ici dans une alternance homophonie/contrepoint trop prévisible. Et même lassante si le métier de l'Ensemble vocal de Lausanne, qui fête son jubilé sans avoir changé de chef, n'était là pour la défendre.

Benoît Fauchet