Bach - Six Suites pour Violoncelle

Violoncelle

Monument propre à l'édification d'une technique musicale, les Six Suites pour violoncelle de Bach forgent l'instrumentiste et même l'auditeur. C'est justement leur rhétorique, cet art de composer un discours musical en vue de convaincre ou de plaire, qui donne à ces oeuvres leur force inébranlable. Le chemin d'abord, une trajectoire sans faille du prélude de la première, fluide et ruisselant, à celui de la sixième suite en ré majeur, lumineux et immatériel. Ultime suite pour un violoncelle à cinq cordes, comme s'il s'agissait de s'élever au dessus de l'instrument pour défier la pesanteur. Apogée du chant, pur et solitaire.

      

 

 

Consulter la Tracklist
Disque 1
  • Suite pour violoncelle seul n°1 en sol majeur BWV 1007
  • 1 Prélude 2'42
  • 2 Allemande 4'53
  • 3 Courante 2'58
  • 4 Sarabande 3'09
  • 5 Menuet I et II 3'15
  • 6 Gigue 1'32
  • Suite pour violoncelle seul n°2 en ré mineur BWV 1008
  • 7 Prélude 5'04
  • 8 Allemande 4'09
  • 9 Courante 2'15
  • 10 Sarabande 4'53
  • 11 Menuet I et II 3'10
  • 12 Gigue 2'43
  • Suite pour violoncelle seul n°6 en ré majeur BWV 1012
  • 13 Prélude 4'01
  • 14 Allemande 8'45
  • 15 Courante 3'55
  • 16 Sarabande 4'48
  • 17 Gavotte I et II 4'20
  • 18 Gigue 4'06
Disque 2
  • Suite pour violoncelle seul n°3 en ut majeur BWV 1009
  • 1 Prélude 3'07
  • 2 Allemande 4'24
  • 3 Courante 2'49
  • 4 Sarabande 4'47
  • 5 Bourrée I et II 3'36
  • 6 Gigue 3'05
  • Suite pour violoncele seul n°4 en mi bémol majeur BWV 1010
  • 7 Prélude 3'59
  • 8 Allemande 4'53
  • 9 Courante 3'38
  • 10 Sarabande 4'19
  • 11 Bourrée I et II 4'37
  • 12 Gigue 2'39
  • Suite pour violoncelle seul n°5 BWV 1011
  • 13 Prélude 5'54
  • 14 Allemande 6'03
  • 15 Courante 2'28
  • 16 Sarabande 4'58
  • 17 Gavotte I et II 4'49
  • 18 Gigue 2'19
Durée total 143'02
Albums du même artiste
Albums du même compositeur
Presse

Des Suites de Bach de Tatjana Vassiljeva se dégagent un sentiment de nudité, d'évidence désolée. La violoncelliste dit les jouer pour elle-même.  La musicienne joue avec des phrases courtes, avec des contrastes de phrasé plus frappants, et avec une présence du silence inconnue jusque-là. Très maîtrisée techniquement, la version de Vassilleva se situe entre l'interprétation baroque et classique : ses tempos, souvent animés, mais parfois vraiment lents, frappent par leur stabilité, y compris dans la lenteur. Plus baroque dans son approche de la sonorité que beaucoup d'autres violoncellistes « modernes », elle joue avec une netteté d'articulation et de diction supérieure à ses confrères baroques, tout en gardant une sonorité très variée, peu épaisse. La musicienne nous propose une sorte de voyage d'hiver, plein d'une tristesse sans pathos, avec une simplicité élégante. À certains égards, elle nous rappelle celle de Fournier.
Stéphan Vincent-Lancrin

  Classica, avril 2009