Ciel bas, sol ravagé, état-major accablé, armée épuisée. Il faut aller chercher l’eau aux fontaines publiques, souvent payantes, à la Seine, ou avoir son propre puits dans la cour de son immeuble. Le premier exemple de ce type de représentation est Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa de Gros. L’oeuvre met en scène l’instant solennel de la victoire, celui où le général Rapp vient présenter à un Napoléon olympien les drapeaux pris à l’ennemi. Madame Récamier de François Gérard tient du symbole. Surnommé par ses contemporains le « peintre des rois et le roi des peintres », Gérard fut le portraitiste attitré de Napoléon, de la famille impériale et des grands dignitaires du Premier Empire. Ce n'est pas l'exactitude des traits, un petit pois sur le nez qui font la ressemblance. En 1853, le maire de La Roche-sur-Yon lança une souscription pour la réalisation d'une statue de Napoléon réalisée par le statuaire Émilien de Nieuwerkerke, destinée à orner la place Napoléon, elle fut inaugurée le 20 août 1854. Il generale Bonaparte e il genio della Vittoria peinture d'Appiani, Dalmeny House (en), collection Lord Rosebery. Histoire d’un style: Napoléon III . Napoléon visitant le champ de bataille d’Eylau, 9 février 1807 ... Gérard peint des effigies officielles qui, notamment dans les représentations féminines, se teintent souvent de charme. Autres utilisateurs de la catégorie Petits soldats etain peints recherchent souvent: figurine duc wellington franklin, figurine général light, waterloo regiments, mint etain peint, napoléon 1er. Seule une couronne de lauriers vient rappeler qu’il s’agit, plus que d’un hommage posthume, d’une véritable glorification. Là aussi en l'absence du modèle, les dessinateurs et graveurs sont obligés d'inventer pour satisfaire le public, curieux de connaître les traits de Napoléon. Deux dessins ont été présentés comme ayant été réalisés quand il était lieutenant d'artillerie. Il conçut un « cycle napoléonien » composé de cinq grandes pages : « 1796 », « 1807 », « 1810 », « 1814 » et « 1815 ». Le Premier Consul franchissant les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard Ce geste prend son origine dans la pose oratoire du philosophe grec Eschine représenté ainsi dans la statuaire antique[35]. Au sujet de Napoléon, s'est posé le problème de la ressemblance dans les portraits officiels. Dès la première abdication, la plupart des artistes se rallient à Louis XVIII, c'est le cas de Gros, Gérard, ou Lefèvre qui deviennent peintres officiels du régime des Bourbons, tandis que David par fidélité à Napoléon préfère s'exiler à Bruxelles. »[26] Le tableau qui devait représenter Napoléon en pied sur le plateau de Rivoli tenant à la main le traité de Campo-Formio, n'est qu'ébauché et demeure inachevé. Le 5 mai 1821 Napoléon Bonaparte s’éteignit dans sa maison de Longwood à Sainte-Hélène. Sous l'Empire la production de médailles prend une forme officielle à partir d'un décret de 1806 qui projette d'édifier sur ordre de l'Empereur une Histoire métallique de Napoléon le Grand supervisée par L’Institut de France et Vivant Denon[46]. L'imagerie légendaire se met en place en France. La caricature se développe contre Napoléon dans les pays opposés à sa politique, le plus opiniâtre à le ridiculiser étant sans conteste l'Angleterre, qui critiqua férocement la Révolution, et qui fait paraître des caricatures présentant sous un jour ridicule et cruel la personne et l'action de Napoléon[50]. La diffusion par la gravure dans des livres d'histoire d'une imagerie napoléonienne, fut principalement popularisée par les lithographies d'Hippolyte Bellangé, Nicolas-Toussaint Charlet et de son disciple Auguste Raffet. », « Ressemblant ? L’intention du tableau est claire : le chef militaire est aussi un puissant homme d’Etat, un administrateur et un législateur à la force de travail incomparable. L'imaginaire collectif va associer ce geste à l'image de Napoléon, au point de le symboliser encore aujourd'hui à travers le cinéma et la télévision. ». Et des toiles d'une facture plus topographique, qui montrent la bataille dans sa totalité représentées par les œuvres de Louis-François Lejeune ou Charles Thévenin. Il doit attendre 1800 pour que le grand public puisse contempler l'effigie du général Bonaparte au pont d'Arcole lors du Salon de l'an VIII. Après la chute de l'Empire les tableaux et sculptures officiels sont remisés dans les réserves, d'autres sont emportés par les Anglais ou les Prussiens, voire détruits, telle la statue de Napoléon par Chaudet qui ornait la colonne Vendôme et est fondue en 1816[52]. On y voit les restes de la Grande Armée, troupes débandées et anonymes, sombrer peu à peu sous les rafales de neige. Des scènes se concentrant sur Napoléon et son état-major, comme chez Gros, Vernet, Gautherot etc. L'Empire, par l'intermédiaire de Vivant Denon, organise des concours de peinture pour choisir celui qui saura le mieux peindre telle victoire selon les instructions du pouvoir[39]. La propagande se met en place pour célébrer les conquêtes et les victoires de l'Empire, et occulte les échecs et les défaites. Il fait ensuite un buste[22], probablement conçu avant le départ de Bonaparte pour l'Égypte[23]. Les dessinateurs s'empressent de démonter tous les codes de la représentation officielle, il est présenté comme un nabot va-t'en-guerre, le sabre brandi hors du fourreau, toujours dans des situations à son désavantage. C'est le caractère de la physionomie ce qui l'anime qu'il faut peindre. Le buste est réalisé d'après nature dans les premiers mois de 1798, à la suite du retour d'Italie[20], il porte au dos la date « fait par ch. Ingres observe donc un autre portrait peint par Jean-Antoine Gros en 1802. Louis XVI par Joseph-Siffrein Duplessis (1776). Bibliothèque numérique de la Fondation Napoléon, Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa. François Gérard, Napoléon Bonaparte, Premier Consul (1803). Voyant l'empereur déchu sur le pont du navire en rade du port de Plymouth, il prend des croquis d'après nature et réalise le tableau qui est exposé en 1815 à Picadilly, et qui aura un énorme succès notamment grâce à sa reproduction en gravure[53]. Cette œuvre aura suffisamment d'impact pour éclipser Les adieux de Fontainebleau d'Horace Vernet sur le même sujet. Paris, musée du Louvre. Les circonstances de la prise d'empreinte du masque mortuaire en ont fait un sujet de controverse. Isaac Cruikshank, Thomas Rowlandson, et John Cawse (en) laissent des dessins souvent féroces, mais c'est surtout James Gillray qui se montre le plus impitoyable dans sa critique du régime, en le mettant en scène tel un minuscule Gulliver au royaume d'Angleterre symbolisé par les géants Brobdingnag, ou en renard se faisant chasser par la meute du roi George III, insistant sur le caractère illégitime du régime, et faisant passer « Boney » pour un fou dangereux prêt à engloutir l'Europe. D'autres artistes relaient la diffusion de cette physionomie. La vision de Thomas Moran des paysages de l'Ouest américain fut déterminant pour la création du parc national de Yellowstone. Ce tableau est aussi emblématique d’une époque, celle de la formation des élites qui seront … Dans ces scènes militaires Napoléon est souvent représenté à cheval au milieu de ses maréchaux, dans une attitude qui rappelle la statue de Marc Aurèle. Bonaparte, conspué au Conseil des Cinq-Cents, bousculé, menacé, est finalement évacué de la salle des séances par quelques grenadiers. Deux conceptions de la peinture de bataille se présentent. Le général Buonaparte gravure de Pierre-Michel Alix, d'après Andrea Appiani, 1798 Paris, Bibliothèque nationale de France département des estampes. L'accession au pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte neveu de Napoléon Ier, met en place une nouvelle célébration de la légende napoléonienne. Bellangé à la fois peintre et lithographe fut remarqué par ses peintures de scènes de bataille et eut une reconnaissance artistique et publique avec son Napoléon au retour de l'île d’Elbe (1837) et illustra plusieurs ouvrages d'histoire napoléonienne dont l'édition de 1849 de l'Histoire de Napoléon du comte de Norvins dix années après l'édition illustrée par Raffet. François Gérard, Robert Lefèvre et Girodet répondent aux ordres de l'empereur en le portraiturant dans une majesté bourbonienne, tandis que ceux de David et Ingres sont rejetés car ils déplaisent au pouvoir[37]. Visite des somptueux appartements Napoléon III au Louvre, à Paris. Le dernier monument équestre réalisé sous le Second Empire en 1868, fut l'œuvre d'Emmanuel Frémiet pour la ville de Grenoble. Antonio Canova quant à lui ébauche son buste[31] lors des déjeuners et dîner dans le château de Malmaison. Comme une couleur chaude on a le rouge qui representele bureau de Napoleon et sa puissance. Charles-Louis Corbet, buste de Napoléon Bonaparte, original en plâtre avec patine, 1798, musée des canonniers de Lille. * Il s’agit du drapeau du 2e bataillon de la 51e demi-brigade de ligne (qui portait encore le numéro de la 99e demi-brigade dont la 51e était issue). Pendant la chute du Second Empire, la figure de Napoléon est confondue avec celle de son successeur, la statue de Napoléon par Auguste Dumont se trouvant sur la colonne Vendôme est à nouveau abattue par les communards. La représentation la plus connue du coup d’État est une commande du roi Louis-Philippe pour le musée historique de Versailles, institution créée en 1837 dans un esprit de réconciliation nationale. Sous le Directoire et le Consulat, Gros, David et Isabey avaient déjà saisi dans leurs esquisses les traits de Bonaparte. Certains Parisiens en font leur métier et deviennent porteurs d’eau. L'œuvre originale servit alors, de modèle à une série de portraits officiels du premier Consul, destinés à différentes villes de France et des Pays-Bas méridionaux[33], peint par différents artistes. Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa, 11 mars 1799 Chef-d’oeuvre de propagande, l’oeuvre fait de Bonaparte l’égal des plus grands conquérants  – Annibal, Charlemagne – dont les noms sont gravés sur les rochers au tout premier plan. Le succès de ses caricatures est attesté par le témoignage d'un émigré : « on se bat à qui pourra le premier apercevoir les caricatures de Gilray devant le magasin de M. Ackerman[51]. Cette gigantesque reconstitution (six mètres de hauteur sur dix mètres de largeur), permet avec un incroyable luxe de détails l’identification de chaque personnage. Chacun donne une image différente de Napoléon. Dans ces portraits d'apparat la ressemblance est accessoire, l'identification se fait par les symboles du pouvoir. Sous le Consulat les pièces de monnaie de type Napoléon sont frappées à son effigie.