2Dans la littérature de fiction, quel que soit le nom qu’on lui donne2, la tempête apparaît comme un motif conventionnel et typé, particulièrement décoratif au plan esthétique, extrêmement commode et efficace au plan narratif : c’est sans doute une des raisons de sa très grande fréquence3. Connochie-Bourgne, Chantal. Personne ne peut dire, personne ne peut croire à quel point les tempêtes sont cruelles. Krämer 15 ont bien mis en évidence, jadis, le schématisme dû aux expressions formulaires, d’autant plus sensibles qu’elles exploitent davantage le vocabulaire commun que l’idiome des gens de mer16 : Nercist li ciel, nercist la nue (Conception de Notre-Dame17, p. 4)Li ciels neirci, li airs trobla (Brut18, v. 2482)Li ciels trubla, li airs nerci (Brut, v. 6047)Li ciels nerci, la mer trubla (Rou19, III, v. 2757)Li ciaus trouble, la mer espoisse (Guillaume d’Angleterre, v. 2269)L’airs oscurci e espessa (Troie, v. 27575)Truble li tens, l’air espessist (Tristan de Thomas20, v. 1599). Prudence, la tempête Bella est en approche. G. Neumann, Archives de l’Orient latin, 2, 1884, p. 305-77). URL :http://presses-universitaires.univ-amu.fr, Adresse : 29 avenue Robert Schuman 13621 Aix-en-Provence cedex 1 France. 48 Seawulf, dans Peregrinationes tres, éd. Comment échapper à une vision stéréotypée ? Delcourt, D. James-Raoul, dir. 2008. 21Ensuite, par rapport aux poètes ou aux pèlerins, ceux qui ont été mandatés pour faire le compte rendu fidèle de leurs voyages cherchent à dire le monde tel qu’il est, dans son objectivité, ses mesures, ses spécificités quelles qu’elles soient, banales ou étonnantes. Vérifiez si votre institution a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books. 14 J. Grisward, « À propos du thème descriptif de la tempête… », art. Par auteurs, Par personnes citées, Par mots clés, Par géographique, Par thématique, Par dossiers, http://presses-universitaires.univ-amu.fr. Puis nous remarquâmes que le vent soufflait de plus en plus fort de même pour les vagues qui jusque là étaient plates. Histoire et voyage au seuil de l’âge classique », Immobiles à grands pas, Revue des Sciences Humaines, 214, 1989-2, p. 48. Sa représentation s’échappe ainsi du moule conventionnel relevé précédemment : la mise en scène gagne quelque souplesse, certains détails apportent la vérité des faits, par-delà les hyperboles qui perdurent, nécessaires pour faire sentir l’horreur indicible33, le vocabulaire est moins restreint, plus souvent technique34. Essai de généalogie », Études de Lettres, 2, 1984, p. 46. 26 G. Bachelard, L’eau et les rêves, op. Les nuages obscurs ne laissaient pas entrevoir un seul rayon de soleil. En effet, le ciel était noir, sombre à en avoir des frissons dans le dos. L'arrière se fracassa littéralement. Édouard Philippe : «Je pense que nous allons affronter une tempête» L'ancien premier ministre était à Octeville-sur-mer pour soutenir la sénatrice LR Agnès Canayer. La tempête Bella qui sévit en ce début de week-end sur les îles britanniques va déborder sur la France. et trad. Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search. L’Odyssée est une épopée, en effet, c’est un récit d’exploit concentré sur un Héros légendaire, Ulysse, dans un cadre grandiose. Le début de la description de la tempête du 7 octobre, sous la plume de Nompar de Caumont souligne, par exemple, l’intrusion de ce type de fantastique démoniaque dans lequel s’abîme le monde marin et d’où la divinité est absente, d’où elle semble s’être retirée. In Connochie-Bourgne, C. Attention, si vous êtes malade en mer, cette vidéo risque de vous procurer… W. W. Kibler et Fr. 42 Voir J. Delumeau, La peur en Occident, op. Le cadre dans lequel Marco Polo loge son récit, lors de son voyage maritime du retour, par exemple, est à cet égard éloquent, puisqu’il ne laisse guère de place pour ce type de détail : Sachiés que quant l’en se part du port de Cayton et l’en a nagié par ponent aucune chose vers Sarlim.M. A. J. Holden, Paris, Picard, 1970. Dur dur le métier de marin. et trad. Un marin britannique a filmé son embarcation affrontant les vagues lors d'une tempête en pleine mer. N’oublions pas non plus que, symboliquement, la mer houleuse représente les dangers et les difficultés du monde et que les images de navires dans la tempête, élaborées dans la Bible, ont eu une grande audience au Moyen Âge50. Ainsi, la mer en tempête semble exiger un tribut, comme dans l’épisode biblique de Jonas : il faut jeter par-dessus bord l’être qui, par son péché ou son impureté (une femme récemment accouchée, par exemple), a déclenché la fureur divine et est responsable de la tempête. 50 Chr. Suard, Paris, Champion Classiques, 2003. 52 Cette abréviation semble cependant due à une correction que l’auteur lui-même aurait faite et que Nicolas de Hude aurait enregistrée… (Compilation de Nicolas de Hude, éd. Deluz, Croisades et Pèlerinages. De Dieppe à Rouen : îles, mers et navigation, La mer et la mort dans la matière de Bretagne, , Presses Universitaires de Bordeaux, 2015, , Presses Universitaires de Bordeaux, 2012, Portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, Une expérience qui est mise à l’épreuve de la foi, Suggérer l'acquisition à votre bibliothèque. 19Ce qui est à l’évidence un abandon permet alors de remettre en perspective les observations précédentes et invite à comprendre pourquoi l’écriture de la tempête a été parfois sentie comme un passage anecdotique superflu. -          Capitaine, on ne peut plus manœuvrer le bateau ! Des nuages sombres semblables à une chevelure baudelairienne agitent des vagues comme volées à Hokusai. Définition tempête:. Ph. 8Au plan narratif, la tempête en mer s’avère d’une grande rentabilité et s’impose comme la péripétie par excellence. © Presses universitaires de Provence, 2006, Conditions d’utilisation : http://www.openedition.org/6540. 36 Itinéraire d’Anselme Adorno en Terre Sainte (1470-1471), éd. Les techniques des marins pour lutter contre la tempête, sauver le navire et son équipage polarisent également la narration : affaler et carguer les voiles (Caumont, p. 58) ; s’alléger en jetant les cargaisons par-dessus bord (Sudheim, XIII, p. 1041) ; mouiller des ancres au vent pour ralentir la course du navire (Joinville38, § 630) ; fuir au large pour éviter les hauts fonds ou les rochers de la côte (Adorno, p. 370) ; couper des cordages pour redresser un navire couché par le vent trop fort (Sudheim, VII, p. 1037) ; attacher hommes et objets pour leur éviter d’être emportés par une lame (Caumont, p. 59) ; rafistoler ou consolider ce qui peut l’être (Caumont, p. 58). Yannick Bestaven court toujours en tête suivi de près par Charlie Dalin, le cap Horn approche avec une tempête qui s'annonce redoutable. Villain-Gandossi, « La mer et la navigation maritime à travers quelques textes de la littérature française du xiie au xive siècle », Revue d’histoire économique et sociale, XLVII, 1969, n° 2, p. 156). 37 Le saint Voyage de Jherusalem du seigneur d’Anglure, éd. D. Régnier-Bohler, Paris, Laffont, 1997, p. 1036 ; désormais mentionné Sudheim.). directif, afin d’obtenir une cohérence d’ensemble à l’écriture du journal de bord. et .VC. Les nuages obscurs ne laissaient pas entrevoir un seul rayon de soleil. Fr. On reconnaît là, en effet, à quelques variantes près, le moule inspiré d’Homère 5 que Virgile a mis au point et qu’Ovide puis Sénèque notamment ont repris6. 22 Voir, p. Grille d’évaluation. G. Paris, Paris, Champion, 1980), La Chanson de Roland, v. 688-689 (éd. Ton texte parle d’une tempête et d’un coup de mer Tu n’as pas parlé à la 1èrepersonne, tu … xiie-xve siècles, dir. Ch. 24Certes, les journaux de bord tenus, à l’aube de la Renaissance, par de grands navigateurs comme Christophe Colomb ou Amerigo Vespucci, peuvent apparaître comme de fameux contre-exemples55, puisqu’ils relèvent de ce même pan de littérature, mais consigner tout ce qui arrive à bord est un usage marin ancestral et fondamental, qui deviendra à l’époque moderne, on le sait, une obligation. ), 32 Dans la chronique de Robert de Clari, p. Ménard, Genève, Droz, à paraître. Mais la nuit ! cit., p. 239. 24 Voir Cl. Deluz l’avait remarqué naguère, la tempête n’appartient pas au domaine de la géographie : […] ce n’est pas à décrire ces fortunes de mer que s’attachent avant tout les récits. 9La tradition judéo-chrétienne y ajoute l’idée courante que la tempête est moins un phénomène météorologique naturel 30 que l’expression d’un courroux divin, d’un châtiment que l’on cherche à apaiser par une prière à Dieu, à Marie, à des saints maritimes (Nicolas, Clément, Julien). D. Boutet, Th. Chr. Et c’est une bonne raison pour s’en passer. 15 Outre l’ouvrage déjà cité de Frahm, voir Ph. Les récits considérés, en effet, ne sont pas de simples guides consignant des itinéraires, indiquant des distances, des lieux privilégiés, des coutumes particulières ; ils enregistrent aussi des expériences pieuses qui mettent sévèrement à l’épreuve le pèlerin et dont celui-ci ressort affermi. Elle se deplace lentement vers le Sud-Sud-Ouest à environ 8 km/h. Le vaisseau semblait destiné à passer à l'état de ruines. C. Segre, Genève, Droz, 2003), Le Roman de Brut, v. 22, Aucassin et Nicolette, XXXIV (éd. Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque/établissement d’acquérir un ou plusieurs livres publié(s) sur OpenEdition Books.N'hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées :OpenEdition - Service Freemiumaccess@openedition.org22 rue John Maynard Keynes Bat. Plus qu’un phénomène météorologique, la tempête est une expérience : son écriture est nécessairement marquée, en littérature, du sceau de la subjectivité, de l’emphase, même quand elle est pré-formatée sur un modèle légué par la tradition et cadré par les stéréotypes. (Brut, v. 6039-55). 16On conçoit mieux, dès lors, comment ce type de scènes possède, à toute époque, une aptitude particulière à la moralisation49 : celle à laquelle se livrent les acteurs de la scène, celle que la dévote méditation des lecteurs peut faire naître. J. H. Prior, Turnhout, Brepols, CCCM CXXXIX, 1994, p. 59, 60, 61, 62, 63 et 76 (où est notée l’absence de tempête lors du voyage de retour). Les coups portés aux rochers par les lames de fond sont les mêmes que ceux que je me porte au cœur. L'homme, qui a vu la tempête dans un rêve, devrait porter une attention particulière à votre état émotionnel. “L’écriture de la tempête en mer dans la littérature de fiction, de pèlerinage et de voyage”. 17Pourtant, l’épisode de la tempête en mer est loin d’être généralisé dans les relations de voyage. Deluz, « Pèlerins et voyageurs face à la mer », dans Horizons marins, itinéraires spirituels (ve-xviiie siècles), vol. 38, 1981, p. 74. 38 Jean de Joinville, Vie de saint Louis, éd. et trad. J. Monfrin, Paris, Classiques Garnier, 1995 ; désormais mentionné Joinville : « […] le vent qui nous avoit flatis sus Chypre, la ou nous deumes estre noiés, leva si fort et si orrible car il nous batoit a force sus l’ille de Cypre, car les mariniers geterent leur ancres encontre le vent ne onques la nef ne porent arester tant que il en orent aportés.V. Voir aussi, p. Un bateau essai de ne pas chavirer au milieu de vagues de plus de 15 mètres pendant une tempête en pleine mer, images impressionnantes. Ils étaient perdus au milieu de l'océan, seuls sur ces eaux qui se troublaient. C’est aussi expliquer un éventuel délai dans le calendrier tenu. Qui plus est, elles y sont souvent longuement décrites : plaisir de raconter, volonté d’être sincère et exhaustif, souci de se faire valoir… – les raisons ne manquent pas. En effet, le ciel était noir, sombre à en avoir des frissons dans le dos. Nous décidâmes de partir à la Suite inventée d'une histoire d'un roman de renard. Merci, nous transmettrons rapidement votre demande à votre bibliothèque. ULYSSE. Une tempête de grêle a provoqué jeudi soir plusieurs accidents sur la E40 entre Oostkamp et Jabbeke, en Flandre occidentale, rapporte Het Laatste Nieuws. […] Ce n’est plus pour l’épisode et l’anecdote que l’auteur s’intéresse [au vent et à la mer], mais dans une perspective plus vaste, pour l’ébauche d’une géographie54. cit., p. 35 passim. (Florence de Rome13, v. 5376, 5385), L’unde la porte contre munt,l’autre la treit vers le parfunt,l’une la peint, l’autre la bute […]. On pense à la fin du Tristan de Thomas, où Yseult est empêchée de rejoindre son amant, à Guillaume d’Angleterre où le héros et son épouse sont ainsi réunis, à Sone de Nansay, où le héros est repoussé en Irlande 24 (v. 5860-5862), à Huon de Bordeaux25, où le motif apparaît à de multiples reprises (v. 4891-94, 7092-7105, 8253). 12 Éd. Une enveloppe brumeuse recouvrit tout l'horizon, l'équipage ne voyant plus le rivage prit panique. Des vagues énormes et violentes, de plus en plus grosses s'abattaient sur le navire, le faisant tanguer comme une coquille de noix sur la rivière. Un éclair retentit, la poupe venait d'être touchée. Détails. Pleine de vraisemblance, elle perturbe ce qui semblait établi ou acquis d’avance et permet de surprenants revirements de l’action : disparition ou séparation des uns et des autres ; changements de décor et passage à des lieux inhospitaliers ou inattendus. Lachet, Sone de Nansay et le roman d’aventures en vers au xiiie siècle, Paris, Champion, 1992, p. 639-646. Ils étaient perdus au milieu de l'océan, seuls sur … Boriaud, Paris, Les Belles Lettres, 1992, p. 74, 88, 118, 122-125. J. Dufournet, Paris, Garnier-Flammarion, 1973), La Queste del Saint Graal 110 (éd. 4 J. Griswald, « À propos du thème descriptif de la tempête chez Wace et chez Thomas d’Angleterre », Mélanges Jean Frappier, Genève, Droz, 1970, p. 388-89. Lauer, Paris, Champion, 1924, § XXV), 33 « […] j’ai subi des tempêtes variées et inouïes. Récits, Chroniques et Voyages en Terre Sainte. Le naufrage semblait inévitable. J. Perret, Paris, Les Belles Lettres, 1977 et 1978) ; Ovide, Les Métamorphoses, XI, v. 480-572 (éd. OpenEdition est un portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales. Il pleuvait, des trompes d'eaux frappaient le navire. Jean de Vignay, par exemple, traduisant en français Oderic de Pordenone au xive siècle, ne conserve que la mention d’une tempête comme évident châtiment et se dispense de sa description51. C. Varela et J. Gil, trad. À 10 heures ce matin, la tempête tropicale modérée BONGOYO était centrée autour du point 21.5 degrés Sud en latitude et 75.9 degrés Est en longitude. Villain-Gandossi, « Au Moyen Âge, le domaine de la peur », dans La mer, terreur et fascination, Paris, BnF/Seuil, 2004, p. 71. ». Les protagoniste se retrouve coincer devant une très grande étendu d'eau. 11Dans les récits de croisades ou de pèlerinages, la tempête n’est pas, sauf exception, un objet de poésie 31 ou une machine littéraire32 : elle apparaît comme l’une des nombreuses aventures possibles qui rendent si dangereux le voyage et montrent à quel point le salut ne dépend que de ce Dieu dont le pèlerin ou le croisé veulent justement se rapprocher. Danilo, désormais devenue tempête tropicale modérée, se situe ce vendredi 1er janvier à … Le comportement des hommes : les cris, l’effroi et les prières des héros ; lesméfaits de la tempête, en particulier la dispersion des navires ; la confusion.4. La tempête Bella arrive en Normandie, samedi 26 décembre 2020, avec de fortes rafales de vent, de la pluie, et une mer déchaînée. cit., p. 44-45. Ils semblaient voués à affronter la tempête, ils n'avaient pas le choix. A réaliser après une recherche lexicale sur la mer et la navigation. (La Conquête de Constantinople, éd. On consultera avec profit l’étude que J. Grisward donne de ces séquences et de leurs variantes manuscrites. 12Les dégâts causés sont désormais précisément notés : navire couché sur le côté (Adorno36, p. 368 ; Sudheim, VII, p. 1037 ; Anglure37, p. 79), navire jeté à la côte ou coulé (Sudheim, XIII, p. 1041) ; navire endommagé de multiples façons : château d’avant arraché, projeté en arrière, envahi par l’eau (Caumont, p. 26, 57), timon perdu (Anglure, p. 79), mât brisé (Caumont, p. 57), voiles déchirées et cordages rompus (Adorno, p. 368) ; incendie (Caumont, p. 57) ; hommes emportés par une lame (Sudheim, VI, p. 1036) ; bouleversements qui affectent le sol marin, dont sont arrachés sable, pierres et algues, plantes ou coraux (Sudheim, VI, p. 1036 et IX, p. 1037). L’ampleur et la force du bouleversement s’alimentent ici à une double image léguée par la Bible, celle du chaos primordial où les éléments étaient encore mêlés et celle du Déluge, tempête universelle première qui engloutit le monde des pécheurs : […] se leva une grande obcurté avec ung fort vent et puis apres aqui mesmes hault en l’ayre ung si tresque grant bruyt espaventable qu’il n’est ou monde bombarde ne canon eusse puissance de le fere tel ne sy grant comme celluy fut, car il sembloit que ce fust que siel et terre s’encontrast si grant estoit le cry qu’il fist, avec le quel descendi tout a cop une chose, que l’on ne savoit que c’estoit dedens nostre nef et donna tiel cop au grant albre qui lez voilles portoit qu’il le rompi en pluseurs piesses et y mist le feu 35 […]. J.-Y. Les bourrasques redoublèrent d'animosité. Dans la littérature de pèlerinage, elle est le souvenir d’une expérience exceptionnelle pour celui qui a cru sa dernière heure arrivée : la tempête s’affranchit alors du moule fictionnel stéréotypé pour accéder à une forme plus personnelle, alimentant par sa vérité un projet autobiographique et, en tant que mise à l’épreuve spirituelle, prenant place dans le projet de peregrinatio. Quant l’en se part de Scianda et l’en a nagié.M. R. Schilling, Paris, Les Belles Lettres, 1992). W. Frahm et Ph. "Sur le Westhinder, à environ 30 kilomètres en mer de Nieuport, on a enregistré un vent de force 9 sur l'échelle de Beaufort", a-t-il précisé. Dans la littérature de voyage proprement dite, plus géographique, qui veut mesurer le monde et en rendre compte par le détail, la tempête est un épisode le plus souvent omis, comme s’il ne s’agissait plus que d’une anecdote sans importance, qui continue cependant d’apparaître dans le journal de bord des navigateurs.