Bien que démonstration ait été faite avant les travaux de Diop que l'égyptien n'appartient pas au groupe sémitique des langues afroasiatiques, il n'en résulte pas nécessairement qu'elle n'appartient pas au phylum afroasiatique[76]. Bien entendu, une telle loi ne se déduit pas de deux ou trois exemples, elle suppose l'établissement de séries lexicales exhaustives, comme on en trouve dans les ouvrages dédiés de Diop[44]. Toutefois les théories linguistiques d’Obenga ne sont pas reconnues par les enquêtes linguistiques actuellement en cours[85], on leur a reproché leur manque de sérieux[86], et leur instrumentalisation politique[87]. [22], l'Homme (Homo sapiens) est apparu sous les latitudes tropicales de l'Afrique, dans la région des Grands Lacs. Diop lui-même, dans l'avant-propos de Nations nègres et culture, ne fait pas mystère de sa difficulté à faire preuve de rigueur face à l'immensité de la tâche à laquelle il s'était attelé. Comme les rois africains, Osiris est la personnification du principal aliment de la communauté, la céréale, l'orge (cf., par ex., Mystère de la succession, scène 9, 29-32 ; Textes des sarcophages, 269, 330 ; Luttes d'Horus et Seth, 14, 10 ; Textes du sarcophage d'Ânkhnesnéferibré, 256-302 ; Plutarque, Isis et Osiris, 36, 41, 65, 70 ; cf. Le Pharaon, le Mansah, le Mwene ou le Mogho Naba sont des institutions structuralement analogues : sacerdotales et en même temps politiques. Ce mausolée figure sur la liste des sites et monuments classés du Sénégal[19]. D'autre part, il tente d'établir positivement la parenté génétique de l'égyptien ancien avec les langues négro-africaines contemporaines[41]. ». Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . Selon Cheikh Anta Diop, les procédés égyptiens de momification ne détruisent pas l'épiderme au point de rendre impraticables les différents tests de la mélanine permettant de connaître leur pigmentation. J'étais [c'est évidemment Volney qui parle à la 1re personne] tenté de l'attribuer au climat, lorsque ayant été visiter le Sphinx, son aspect me donna le mot de l'énigme. Cheikh Anta DIOP : extrait du manuscrit de Civilisation ou Barbarie traitant des rapports entre sciences et philosophie (Cheikh Anta DIOP, Civilisation ou Barbarie, Paris, Présence africaine, 1981, p. 472) Recherche fondamentale sur la structure de la matière. Selon le site internet Hominides.com, les catalyseurs culturels de cette migration consisteraient dans la maîtrise du feu[28], permettant de vivre dans des contrées tempérées, et, selon Diop, l'invention de la navigation[29], permettant de traverser de vastes étendues aquatiques. », « La « fête du Sed Â» était désormais la fête de rajeunissement du roi : mise à mort rituelle et rajeunissement du roi étaient synonymes et se passaient au cours de la même cérémonie (cf. Symposium sur l'oeuvre de Cheikh Anta Diop, 1982, Dakar. Pour Diop, la structure consonantique du mot égyptien (nd) est la même que celle du mot wolof (ld), sachant que souvent les voyelles ne sont pas graphiées en égyptien, même si elles sont prononcées. Désormais, le fait que l'Égypte soit une civilisation africaine n'est pas remis en cause par les égyptologues et les preuves archéologiques s'accumulent même depuis quelques années[65]. Sign-list « Gardiner Â» : A25, A37, A38, A49, D33, D34, O34, O35, P1 à P11, R24, R25, S22, S29, S30, S31, T1, T2, T3, T4, T5, T6, T10, T12, T13, U19, V2 à V8, V12, V13, V14, V28, Y1. L’état de la question avant et après 'Nations nègres et culture' Â», in, Alain Froment, « Origine et évolution de l'homme dans la pensée de Cheikh Anta Diop : une analyse critique Â», in. En 1966, lors du premier Festival mondial des arts nègres de Dakar, Diop a été distingué comme « l'auteur africain qui a exercé le plus d'influence sur le XXe siècle[17] Â». Ses thèses restent aujourd'hui contestées, et sont peu reprises dans la communauté scientifique [1], [2], [3]. ». la Philosophie de l'Histoire dans l'Oeuvre de Cheikh Anta Diop Babacar Sail* Parler des rapports entre l'histoire et la conscience en général, la con science historique en particulier, permet de déterminer, de cerner, d'isoler ce qui, dans l'oeuvre du professeur Cheikh Anta Diop, apparaît, de manière Elle a donné naissance à une école d'égyptologie africaine en inspirant par exemple Théophile Obenga, Mubabinge Bilolo et Molefi Kete Asante. Cheikh Anta Diop (né le 29 décembre 1923 à Thieytou - mort le 7 février 1986 à Dakar) est un historien, anthropologue et homme politique sénégalais.Il a mis l'accent sur l'apport de l'Afrique et en particulier de l'Afrique noire à la culture et à la civilisation mondiales. Le 8 février 2008, le ministre de la Culture du Sénégal Mame Biram Diouf inaugure un mausolée perpétuant la mémoire du chercheur à Thieytou, son village natal où il repose[18]. De la philosophie de l'histoire dans l'œuvre de Cheikh Anta Diop Parler des rapports entre l'histoire et la conscience en général, la conscience historique en particulier, permet de déterminer, cerner, isoler ce qui dans l'œuvre du professeur Cheikh An ta Diop apparaît de manière explicite et/ou implicite comme l'expression de Cette donnée s'exprime dans les caractères hiéroglyphiques par le nombre de signes composés à partir d'images d'outils et d'instruments de pêche. », « Si les auteurs de la civilisation pharaonique apparaissent dès le début comme des agriculteurs, il n'en demeure pas moins qu'ils ont gardé les traces de ce qu'ils ont été avant et pendant l'époque prédynastique (-4000 à -3200), c'est-à-dire des pêcheurs. Tout d'abord, il convient de remarquer qu'en Égypte le dieu-qui-meurt est Osiris et que, comme dans le cas des rois divins africains mais à la différence des autres dieux-qui-meurent d'Europe et du Proche-Orient anciens, Osiris est aussi roi (...). Théorie historiographique de Cheikh Anta Diop, L'Égypte comme une civilisation négro-africaine, « l'Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser Â», « quel que soit l'angle sous lequel on l'envisage, apparaît comme défavorable aux intérêts des Africains Â», « ont le visage bouffi, l'œil gonflé, le nez écrasé, la lèvre grosse ; en un mot, un vrai visage de Mulâtre. Pour lui, « si l'absence répétée des paires d'homophones nécessaires à l'établissement du code hiéroglyphique dans une famille de langues donnée rend difficile d'affirmer que cet univers linguistique puisse rendre compte de l'élaboration de l'écriture hiéroglyphique Â», il considère que le « paradigme africain Â» serait doté d'un « pouvoir explicatif Â» plus grand, que le « paradigme sémitique Â» qu'il considère comme biaisé[66]. Laissons de côté les principes généraux tels que le caractère sacro-saint de la royauté pour ne mettre l'accent que sur un trait commun typique par sa singularité : il s'agit de la mise à mort rituelle du roi. La Chef de la scolarité . En plus d'être le dieu-qui-meurt, Osiris est aussi le premier ancêtre de la royauté (être individuel) et, en tant que roi mort, celui auquel s'identifient tous les rois en mourant (être collectif). Alain Froment, « Origine et évolution de l’homme dans la pensée de Cheikh Anta Diop : une analyse critique Â», Commissariat français à l'énergie atomique, liste des sites et monuments classés du Sénégal, Langage, Langues et Cultures d'Afrique noire, « â€œRedresser la tête, se tenir debout” Â», Origine de l'homme moderne - Berceau Africain - Hominidés, http://ma.prehistoire.free.fr/blombos.htm, http://www.linguistics.ucla.edu/people/schuh/Papers/A64_1997_language_and_history.pdf, Les Basa du Cameroun et l'Antiquité égypto-nubienne : recherche historique et linguistique comparative sur leurs rapports culturels à la lumière de l'égyptologie. ». estiment que son approche pluridisciplinaire l'amène à des rapprochements sommaires dans certains domaines comme la linguistique, ou que ses thèses entrent en contradiction avec les enseignements académiques de l'archéologie et de l'histoire de l'Afrique et en particulier de l'Égypte. ». Pour lui, pendant des millénaires, il n’y a eu d'hommes sur terre que des « Nègres[22] Â», nulle part ailleurs dans le monde qu'en Afrique, où les plus anciens ossements d'hommes « modernes Â» découverts ont plus de 150 000 ans[23] ; tandis qu'ailleurs les plus vieux fossiles humains (ex. Ainsi, le temps qui sépare l'égyptien ancien des langues africaines actuelles — un hiatus de 5 000 ans — au lieu de constituer une difficulté se présente au contraire comme un critère sûr de comparaison (le temps qui sépare le hittite du portugais actuel est également énorme, mais rien n'empêche de comparer directement ces deux langues, dans un ensemble donné, pour rejoindre précisément l'indo-européen. Selon Diop, Homo sapiens aurait suivi, dans les premiers temps, la disponibilité naturelle des ressources alimentaires (animales et végétales) au gré des conjonctures climatiques ; en empruntant toujours les voies naturelles de sortie de l'Afrique (Sicile, Italie du Sud, isthme de Suez, détroit de Gibraltar)[27]. Selon Cheikh Anta Diop[46], la comparaison des cosmogonies égyptiennes avec les cosmogonies africaines contemporaines (Dogon, Ashanti, Agni, Yoruba[47], etc.) Depuis, la lignée des égyptologues de mauvaise foi, armée d'une érudition féroce, a accompli le crime que l'on sait, en se rendant coupable d'une falsification consciente de l'histoire de l'humanité. » dans, Les sciences d'Occident au XXème siècle, Roland Waat (dir), Diop prend plusieurs exemples. Mubabinge Bilolo, « Les tâches laissées par Cheikh Anta Diop. Ainsi, d'après Diop et Obenga, les langues négro-africaines contemporaines et l'égyptien ancien ont un ancêtre linguistique commun, dont la matrice théorique (ou « ancêtre commun prédialectal Â») aurait été reconstituée par Obenga, qui l'a baptisée « négro-égyptien Â». Cheikh Anta Diop (né le 29 décembre 1923 à Thieytou - mort le 7 février 1986 à Dakar) est un historien, anthropologue, et homme politique sénégalais. "Égypte : Toutânkhamon, nouvelle victime du complotisme", Le Point, 12 avril 2019. http://goto.glocalnet.net/maho/webresources/general.html, http://goto.glocalnet.net/maho/webresources/afroasiatic.html, http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/055153.pdf, Languages-and-Genes/poster/VanderVeenAbstract.pdf, pleins_textes/pleins_textes_7/carton07/010008847.pdf, Interview du 14 mai 2007 sur le site fxqpariscaraibe, Fichier d’autorité international virtuel, « Les thèses fondamentales de Cheikh Anta Diop Â», « Cheikh Anta Diop, restaurateur de la conscience noire Â», « Le Sénégal entre Cheikh Anta Diop et Senghor Â», « Cheikh Anta Diop : un savant exceptionnel Â», https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cheikh_Anta_Diop&oldid=177833041, Désaccord de neutralité/Liste complète, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article avec une section vide ou incomplète, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page utilisant le modèle Bases recherche inactif, Portail:Littérature africaine/Articles liés, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, Portail:Biographie/Articles liés/Sciences, Portail:Biographie/Articles liés/Politique, Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. — Babacar Sall, « Des Grands Lacs au Fayoum, l'Odyssée des pêcheurs Â», ANKH, no 12/13, 2003-2004, Khepera, Paris, p. 108-117. Cheikh Anta DIOP décède le 7 février 1986, à son domicile de Fann, quartier situé non loin de l'Université de Dakar qui aujourd'hui porte son nom. Josep Cervello Autuori (Universitat Autonoma de Barcelona), « Monarchie pharaonique et royautés divines africaines Â», Sur la famille linguistique afroasiatique, cf. Cheikh Anta Diop aux USA, 1985. Au contraire, eu égard à la fiabilité de tels tests, il s'étonne qu'ils n'aient pas été généralisés sur les momies disponibles. Le colloque Philosophie et Religion, organisé par la "Revue sénégalaise de philosophie", 1982. Aussi serait-il attesté comme tel en Égypte ancienne : aussi bien à travers le matronymat que par la distribution matrilinéaire des pouvoirs publics. 2059. Dans ce contexte, les débats autour de Cheikh Anta Diop prennent souvent une forte tournure idéologique et identitaire[71]. Un égyptologue incapable de lire le moindre hiéroglyphe Â»[92]. Elle est attestée dans d'autres cultures « négro-africaines Â», notamment chez les Dogons où elle est le pendant de l'excision. (...) Elle fut propagée à grand renfort de publicité et enseignée à l'échelle du globe, car elle seule disposait des moyens matériels et financiers de sa propre propagation. En 1951, Diop prépare sous la direction de Marcel Griaule une thèse de doctorat à l'Université de Paris, dans laquelle il affirme que l'Égypte antique était peuplée d'Africains noirs[6], et que la langue et la culture égyptiennes se sont ensuite diffusées dans l'Afrique de l'Ouest. qui affirment qu'ils ne suscitent l'intérêt que sur le plan de l'historiographie de l'Afrique et non sur celui de la connaissance de son passé. Ferran Iniesta, « Ã€ propos de l'École de Dakar. Les travaux de Cheikh Anta Diop, entre autres, ont donné naissance à un courant historiographique dit afrocentriste. Cheikh Anta Diop: The Search for a Philosophy of African Culture.. Ainsi, pour Diop, circoncision et excision sont des institutions duelles de sexuation sociale ; celles-ci résulteraient des mythes cosmogoniques de l'androgynie originelle de la vie, en particulier de l'humanité (il cite l'exemple de l'androgynie d'Amon-Râ). En 1996 toujours, Xavier Fauvelle a publié un livre sur Cheikh Anta Diop conçu comme un bilan critique[91]. 21, n°84, 1981. pp. Il n'est pas rare que les partisans de Cheikh Anta Diop perçoivent les critiques à l'encontre de ses travaux comme étant a priori de mauvaise foi, voire le fruit d'un complot : ainsi, l'égyptologue Bénédicte Lhoyer dit avoir été souvent confrontée à des militants africanistes, se réclamant des thèses de Diop, qui niaient tout élément non négro-africain dans la culture égyptienne antique et présentaient comme « un mensonge total Â» les faits en sens contraire[72]. Modernité et tradition dans l'œuvre de Cheikh Anta Diop Â», Saliou Ndiaye, « L'Apport de Cheikh Anta Diop à l'historiographie africaine Â», in. Par ailleurs, dès 1947, Diop s'est engagé politiquement en faveur de l'indépendance des pays africains et de la constitution d'un État fédéral en Afrique. Il y obtiendra en 1981 le titre de professeur. 204 visualizações. aussi les « Osiris végétants Â», représentations du dieu en argile dans lesquelles sont enfoncées des graines de céréale qui finissent par germer), et lui-même ou bien les humeurs qui émanent de son cadavre s'identifient avec le Nil ou avec les eaux fécondantes de la crue (cf. Cheikh Anta Diop est né le 29 décembre 1923 à Thieytou, dans le département de Bambey, région de Diourbel (Sénégal). Alain Froment « Science et conscience : le combat ambigu de Cheikh Anta Diop Â», dans R. Waast (dir. Selon l'ouvrage de Diop Antériorité des civilisations nègres : mythe ou vérité historique ? de la scolarité. Les travaux de Diop dans ce domaine ont notamment inspiré l'ouvrage intitulé Conception bantu de l'autorité, suivie de Baluba : Bumfumu ne BuLongolodi (Publications universitaires africaines, Munich/Kinshasa, 1994) des auteurs Kabongu Kanundowi et Bilolo Mubabinge. Il observe également que, en présence d'un morphème ayant une structure nd en égyptien, on rencontre généralement un morphème équivalent en wolof de structure ld. C'est qu'Osiris, roi-dieu mort, dispense l'abondance précisément dans sa condition de mort, d'être sacrifié (Frankfort, 1948, chap. Le roi ne devait régner en Égypte qu'étant en pleine force : quand celle-ci déclinait, il semble, qu'à l'origine, on le mettait effectivement à mort. Mais, selon Diop[51], un trait encore plus singulier commun aux souverains traditionnels africains consiste en « la mise à mort rituelle du roi Â»[52]. L'auteur invoque également les isomorphies Noun/Nommo, Amon/Ama ; de même que la similitude des fêtes des semailles et autres pratiques cultuelles agraire ou cycliques. Or, la faune et la flore des signes scripturaux égyptiens sont, selon lui, africaines, notamment de la région des Grands Lacs, au cœur de l'Afrique et l'ichthyonomie égyptienne présenterait des similitudes avec les noms de poissons dans diverses langues négro-africaines contemporaines[réf. Bien que Diop se soit distancié formellement de la négritude senghorienne, I. Okpewho considère qu'il en a subi l'influence et le critique pour un certain romantisme qui en résulterait. La langue maternelle de Cheikh Anta Diop est le wolof, et il apprend l'égyptien ancien lors de ses études d'égyptologie, ce qui, selon Diop, lui aurait permis de voir concrètement qu'il y avait des similitudes entre les deux langues[42]. [...] Cette pratique existait aussi dans l'ancien Méroé, c'est-à-dire en Nubie, en Ouganda-Ruanda. Pour lui, les populations africaines subsahariennes auraient comme ancêtre directe les anciens Égyptiens, dont une partie aurait migré vers l'Afrique de l'Ouest notamment[4]. Selon Diop[48], cette institution et les pratiques cultuelles afférentes sont attestées en Égypte tout comme dans les autres cultures « négro-africaines Â». Considérez-le avec précaution. Il signale également l'opinion du comte de Volney[31], pour qui les Coptes « ont le visage bouffi, l'œil gonflé, le nez écrasé, la lèvre grosse ; en un mot, un vrai visage de Mulâtre. Je vous présente avec un immense plaisir, cette vidéo magistrale de l’illustre fils d’Afrique, grand chantre du panafricanisme, le professeur émérite Cheikh Anta Diop. L'ensemble des différents types d'arguments que les afrocentristes invoquent mobilise diverses disciplines scientifiques, et constitue d'après eux un « faisceau de preuves Â», c'est-à-dire un système argumentaire global, ayant sa propre cohérence interne qui l'établit comme un paradigme épistémologique autonome. El 9 de Enero de 1960 Diop expuso su tesis doctoral en la Sorbona; seis años antes tuvo que renunciar a su primera defensa porque sus opiniones chocaban frontalmente con las del mundo académico dominante. Il y effectue des tests de mélanine sur des échantillons de peau de momies égyptiennes, dont l'interprétation permettrait, selon Diop, de confirmer les récits des auteurs grecs anciens sur la mélanodermie des anciens Égyptiens[11]. Cheikh Anta Diop - Philosophie, Science Et Religion. Il adopte un point de vue spécifiquement africain face à la vision de certains auteurs de l'époque selon laquelle les Africains sont des peuples sans passé. Günter Bräuer, « L'origine africaine des hommes modernes Â», Cette perspective serait confortée par les plus récentes découvertes archéologiques : « L'invention des bijoux date en fait au moins de 75 000 ans, puisque quarante-et-un petits coquillages percés et de cet âge ont été découverts en 2002 dans la. Mais dès 1966, il crée au sein de cette université de Dakar le premier laboratoire africain de datation des fossiles archéologiques au radiocarbone[7], en collaboration avec celui du Commissariat français à l'énergie atomique (CEA) de Gif-sur-Yvette. Diop observe une « loi de correspondance Â» entre n en égyptien et l en wolof. L'idée d'une Égypte ancienne noire avait déjà été avancée par d'autres auteurs anterieurement, mais l'œuvre de Cheikh Anta Diop est fondatrice dans la mesure où elle a considérablement approfondi l'étude du rôle de l'Afrique noire dans les origines de la civilisation. Il suit en particulier les cours de Gaston Bachelard et de Frédéric Joliot-Curie[5]. Les Crises Majeures de La Philosophie Contemporaine. Méconnu par la majorité de ces compatriotes, de par sa personnalité, de par son oeuvre, Cheikh Anta Diop est un Sénégalais, historien, politique, anthropologue et égyptologue. Selon Cheikh Anta Diop, par l'expression Kemet, les Égyptiens se seraient désignés dans leur propre langue comme un peuple de « Nègres Â»[32]. Dans ce cas la correspondance ne serait approximative qu'en apparence, car c'est la phonétisation (la prononciation) de l'égyptien selon les règles de prononciation sémitiques qui serait erronée. Cheikh Anta Diop était aussi physicien, on l'oublie trop souvent. etudiantbi - 7 février 2019. Selon Doué Gnonsoa, Diop sera l'un des principaux instigateurs de la démocratisation du débat politique au Sénégal, où il animera l'opposition institutionnelle au régime de Léopold Sédar Senghor, à travers la création de partis politiques (le FNS en 1961, le RND en 1976), d'un journal d'opposition (Siggi, renommé par la suite Taxaw) et d'un syndicat de paysans. Pour Mubabinge Bilolo, les rapprochements sommaires ne constituent pas un point négatif, car pour lui Diop est un pionnier qui a ouvert des perspectives, tracé des pistes de recherche et laissé une série de tâches pour les futures générations[57]. Diop argumente le bien-fondé de sa position essentiellement par une série de considérations relatives à des analogies qu'il établit entre des cultures subsahariennes et celle de l’Égypte antique en termes de couleur de peau, de religion, de proximité linguistique, de système matrimonial, d'organisation sociale, etc. Avec Théophile Obenga et Asante Kete Molefe, il est considéré comme l'un des inspirateurs du courant épistémologique de l'afrocentricité. Pour la rédaction de cet ouvrage, il participe en 1974 au Colloque international du Caire où il confronte les méthodes et résultats de ses recherches avec ceux des principaux spécialistes mondiaux. Ainsi, lorsque Hérodote veut montrer que le peuple des Colchidiens est parentèle des Égyptiens, il prend comme argument que les Colchidiens « sont noirs, et qu'ils ont les cheveux crépus Â» (. ], tout en reconnaissant que Diop a eu le mérite de libérer la vision de l'Égypte ancienne de son biais européocentriste, restent partagés sur certaines de ses conclusions. Ils rappellent également que les Égyptiens n'utilisaient pas la couleur noire ou brune pour représenter la couleur de leur peau, ce qu'ils faisaient parfois pour représenter d'autres peuples qu'eux-mêmes, comme les Nubiens[4]. Lorsqu'il obtient son doctorat ès lettres en 1960, avec mention honorable[9], il revient au Sénégal enseigner comme maître de conférences à l'université de Dakar (depuis rebaptisée université Cheikh-Anta-Diop, UCAD)[10]. Les travaux de Cheikh Anta Diop conduisent à se focaliser sur la couleur de peau, pourtant inhomogène dans l'espace et le temps, pour établir des liens entre l'Égypte et le reste de l'Afrique, ce qui constitue un point commun extrêmement superficiel tendant à nier la diversité des différentes cultures africaines[74]. Cette pratique serait attestée, notamment chez les Yorouba, Haoussa, Dagomba, Tchambas, Djoukons, Igara, Songhoy, Shillouks. 587-602. I. Okpewho — Cheikh Anta Diop : en quête d'une philosophie de la culture africaine. Facebook. 23-26). Achat Philosophie, Science, Religion - Le Combat De Cheikh Anta Diop à prix bas sur Rakuten. Pour Diop, il n'y a pas de civilisation sans État-nation, sans empire, sans pouvoir centralisé, sans puissance militaire[73]. Il a notamment soutenu que le wolof et l'égyptien ancien auraient de grandes similarités. Nous en sommes conscients et notre besoin de rigueur en souffre [...][56]. Proche-Orient) ont environ 100 000 ans. Ses thèses restent aujourd'hui controversées et sont peu reprises au sein de la communauté scientifique[1],[2],[3], en particulier au sujet de l'Égypte antique et quant à l'origine de la langue wolof[4]. nécessaire]. Cheikh Anta Diop a rassemblé les résultats de ses travaux dans le dernier ouvrage qu'il ait publié avant son décès, intitulé Civilisation ou barbarie, anthropologie sans complaisance[20], où il expose sa théorie historiographique, tout en tentant de répondre aux principales critiques que son œuvre a suscitées chez les historiens et ceux qu'il qualifie « d'égyptologues de mauvaise foi Â»[21]. Oum Ndigi[59] a réalisé des études similaires sur le basa[60]. Roi sacré, appelé « Pharaon Â» en égyptologie. Ainsi, toute une école de linguistique historique africaine est née de ces recherches, dont les auteurs et la publication sont désormais conséquents[63]. La capitale de l'Égypte, Memphis, est un centre qui diffuse l'abondance parce que le cadavre d'Osiris flotta dans les eaux du Nil à sa hauteur et qu'il y fut enterré (Théologie memphite, 61-62, 64). Par ses travaux, Cheikh Anta Diop a levé la tutelle idéologique et culture occidentale qui pesait alors sur l'Afrique[70]. ... d'inscription administrative au niveau de Mme DIOP service. L'université de Dakar porte le nom d'université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) depuis mars 1987.