La scène se déroule sur la place d'une ville. Roger Planchon en fait une spécialités dès les années 1950 [40]. Retrouvez toutes les citations de Molière parmi des citations issues de discours de Molière, d'articles, d'extraits de livres et ouvrages de Molière. Cela reflète une société où la femme est le jouet de l’homme. Pourtant son sujet n'est pas neuf : un homme, Arnolphe, cherche à se prémunir du cocuage en faisant élever une enfant, Agnès, selon ses principes dans l'espoir d'en faire une femme à son goût. Les répliques des personnages de la pièce contiennent elles aussi de nombreuses allusions à caractère sexuel : ainsi de celle d'Alain qui, à la scène 2 du premier acte, indique vouloir « empêch[er], peur du chat, que [son] moineau ne sorte », le moineau étant une manière voilée de désigner le sexe masculin[17], ou de celles d'Agnès qui explique à Arnolphe avoir été inquiétée, la nuit, par les puces, ces dernières renvoyant, dans la littérature érotique et comique de l'époque, aux démangeaisons amoureuses[18]. Entraînement à l’entretien oral. On y voit c’est vrai un homme d’âge mûr, Arnolphe, enfermer une très jeune orpheline qu’il a recueillie tout enfant, pour en faire un jour sa femme. En filigrane, sans ancrer explicitement la pièce dans un contexte contemporain, la mise en scène de Maréchal (ainsi que le décor, blanc et lumineux, qui suggérait une place du pourtour méditerranéen) laissait entrevoir ce que le thème de la pièce avait de contemporain, dans un univers où les jeunes filles sont parfois encore soumises aux règles patriarcales[51]. Et de me les baiser il n'était jamais las. La condition des femmes en question; Lorsqu’elle a été présentée en décembre 1662, la pièce a eu beaucoup de succès, mais a fait un énorme scandale. Didier Bezace a présenté lors du Festival d'Avignon de 2001[55] une mise en scène de L'École des femmes centrée sur le personnage d'Arnolphe, dont Pierre Arditi fait un amoureux tragiquement voué à la solitude, qui ne parvient jamais vraiment à communiquer avec une Agnès (interprétée par Agnès Sourdillon) qui par moments semble réduite à l'état de bête, sans pensée, sentiments ni émotions[56]. Présentée au Festival d'Avignon en 1978, la mise en scène d'Antoine Vitez fut accueillie triomphalement par un public jeune et enthousiaste et avec consternation par la critique qui, presque unanimement, y vit une trahison de l'esprit de Molière[46]. 1662: L'année de l'Ecole des femmes Molière a 40 ans . L'objectif de cette réécriture en français intitulée "La petite chatte est morte !" Marcel Maréchal proposa en 1988 son adaptation de L'École des femmes à La Criée de Marseille, avec en vue un jeune public peu familier avec la littérature et le théâtre classiques : la mise en scène, rapide et tonique, tournait autour du personnage d'Agnès, interprété par la jeune comédienne Aurelle Doazan (22 ans à l'époque de la création de la pièce), qui donnait la réplique à un Arnolphe interprété par Maréchal lui-même, qui conféra au personnage une bouffonnerie presque sympathique, tant le barbon paraissait inoffensif et apeuré par la sensualité qui se dégageait de sa future épouse[50]. L'Ecole des femmes (1663) de Molière, Acte II, scène V, vers 558-587. En 2014, le Théâtre national populaire de Villeurbanne propose une mise en scène de son directeur Christian Schiaretti, avec Robin Renucci dans le rôle d'Arnolphe et Jeanne Cohendy dans celui d'Agnès[59]. En avril 2019, des finissants de l'École nationale de théâtre présentent la pièce au Monument-National de Montréal, selon une mise en scène de Olivier Choinière [60]. De … Présentation. L'ÉCOLE DES FEMMES MOLIERE (1663) Ne sont présentées ci-dessous, uniquement les indications de scène insérées entre les répliques, scènes et actes ainsi que celles insérées dans les entêtes de répliques. Arnolphe est ravi de le voir et en discutant il commence à se moquer de tous les maris cocus, il encourage le jeune Horace de jouer de ses charmes auprès des femmes de la ville. Représentée pour la première fois le mardi 26 décembre 1662 au théâtre du Palais-Royal, la pièce fut immédiatement un succès, la recette de la première s'élevant à 1 518 livres, ce qui était inédit jusqu'alors dans ce théâtre[29] (à titre de comparaison, une famille aux revenus modeste vivait avec 25 livres par mois[30].). Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le gazetier Jean Loret rendit compte d'une représentation pour le Roi dans sa lettre de la Muse historique du samedi 13 janvier 1663[N 8]. La jeune comédienne apporta à son personnage une dimension inédite, par sa jeunesse, la justesse et le naturel de son jeu, qui rendait visible la métamorphose d'une enfant qui se transforme peu à peu en femme[44]. En 1973, la Comédie-Française donna sa version de L'École des femmes, sous la direction de Jean-Paul Roussillon. Cette question du statut des femmes, qui faisait déjà débat à la Renaissance, connaissait alors un regain d'intérêt, grâce notamment à Mademoiselle de Scudéry qui en avait fait le sujet de l'une des histoires intérieures de son roman Le Grand Cyrus[25]. Mais la mise en scène était essentiellement centrée sur Agnès-Isabelle Adjani, mettant en valeur par ses gros plans la beauté ingénue du visage de la jeune comédienne, qui interprétait un personnage dont la simplicité du caractère et la modestie des revendications émancipatrices formaient un étrange contraste avec les revendications réelles des féministes de l'époque, en pleine lutte pour le droit à l'avortement[63]. C'est la pièce de théâtre qui eut le plus de succès et rapporta le plus à la troupe de Molière. De plus de la ligne 17 à 27, il y a de nombreuses didascalies ligne 15 à 21 « à Georgette » qui montre qui répartie les rôles. ». À la mort de Molière, le rôle d'Arnolphe fut repris par Baron, qui avait été l'élève du dramaturge, puis la pièce (comme la plupart de celles de Molière) disparut quasiment des répertoires entre le XVIIIe et le premier tiers du XIXe siècle. L'adaptation de ce schéma pour le théâtre n'est pas une nouveauté, puisque l'acteur Dorimond en a déjà tiré une pièce intitulée L'École des cocus en 1659 (la pièce, qui est primitivement intitulée La Précaution inutile comme la nouvelle dont elle est l'adaptation, a été rebaptisée pour s'inscrire dans la lignée - et profiter du succès - de L'École des maris[6].). Eléments de l'introduction : c'est une comédie thème : amour mariage mettant en scène le personnage d'Arnolph un bougeois âgé ayant fait élevé Agnès dans l'ignorance dans le but de l'épouser quand elle sera en âge puisque docile et obéissante. Ne vous a-t-il point pris, Agnès, quelque autre chose... Réécrire Molière : L’École des femmes, 27/02/2020 Rédactrice : Fanny Kablan Activité 4 : Je comprends – les personnages (10 minutes) Caractériser les personnages (personnalités et jugements) Les apprenant.e.s prennent connaissance des adjectifs qualificatifs proposés dans le nuage de mots. ARNOLPHE Représentée un an après L'École des maris, pièce à laquelle son titre semble faire écho, L'École des femmes lui fut évidemment comparée, d'autant plus que les deux pièces présentent une intrigue similaire (un mari jaloux qui tente de se préserver du cocuage, thème déjà abordé par Molière dans La Jalousie du barbouillé et dans Le Cocu imaginaire[8].) 7 citations Quant au nom d'Arnolphe, il évoquait clairement pour les contemporains Saint Arnoul des Yvelines, qu'une plaisanterie traditionnelle désignait comme étant le « patron des cocus[16],[N 6]. Cela permettait en revanche d'éclairer les personnages les uns par les autres, révélant ainsi qu'Arnolphe possédait des traits communs avec Dom Juan, Tartuffe ou Alceste[48]. De ces deux traductions, outre quelques phrases textuellement reprises[N 3], Molière conserve l'idée générale de l'homme qui, estimant que l'esprit rend les femmes frivoles et infidèles, fait élever une jeune fille dans l'ignorance la plus totale des choses du monde avant de l'épouser, et qui malgré cette précaution se voit trompé par celle-ci[5]. Edition du texte cité en titre. 1. Ce hiatus entre le caractère initial d'Agnès et sa métamorphose au cours de l'intrigue, qui passe aujourd'hui pour le signe de la profondeur psychologique du caractère de la jeune femme, est à l'époque de la création de la pièce critiqué par les détracteurs de Molière, qui qualifient pour cette raison L'École des femmes de « rhapsodie[N 5] »[7]. En cela, elle est très proche d'une farce. l ecole des femmes: citations sur l ecole des femmes parmi une collection de 100.000 citations. Ce personnage d'Arnolphe apparait rétrospectivement moins proche des caractères stéréotypés de la farce que des personnages des grandes comédies que composa Molière par la suite, rejoignant un Harpagon, un Argan ou un Don Juan, susceptibles d'être interprétés comme des personnages comiques aussi bien que comme des personnages tragiques[13]. On rit (jaune) en écoutant certaines répliques qui sonnent encore si juste, hélas, dans une grande partie du monde ! I 1. La dernière modification de cette page a été faite le 21 décembre 2020 à 15:00. Arnolphe était quant à lui interprété alternativement par deux comédiens, Pierre Dux et Michel Aumont, qui révélaient chacun une facette différente du personnage : l'homme fort cynique pour le premier, l'anxieux naïf et suffisant pour le second[44]. Rapidement, la pièce fut la cible d'attaques, suscitées peut-être par les frères Corneille qui auraient été informés par les lectures préalables que Molière avait dû faire de L'École des femmes qu'elle contenait des piques dirigés contre eux[29] (ainsi, selon l'abbé d'Aubignac, les remarques que fait Chrysalde dans la première scène de la pièce sur ce « paysan » « qui n'ayant, pour tout bien, qu'un seul quartier de terre, / Y fit tout à l'entour faire un fossé bourbeux, / Et de Monsieur de l'Isle en prit le nom pompeux », auraient visé Thomas Corneille, sieur de l'Isle[31].). Rêveur éveillé qui s'était voulu démiurge, il se rendait finalement compte qu'il n'était qu'homme, et comprenait qu'Agnès appartenait au monde réel et non à sa rêverie[54]. Le meilleur des sorties parisiennes chaque mercredi, Les spots du scope : les bons plans du Figaroscope, “L’allégresse du coeur s’augmente à la répandre.”, “L'amour rend agile à tout l'âme la plus pesante.”, “C’est nous inspirer presque un désir de pécher, Que montrer tant de soins de nous en empêcher.”, “Votre sexe n’est là que pour la dépendance : Du côté de la barbe est la toute puissance.”, “C’est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens.”, “Si n'être point cocu vous semble un si grand bien, Ne vous point marier en est le vrai moyen.”, “L'amour ne sait-il pas l'art d'aiguiser les esprits ?”, “Leur esprit est méchant, et leur âme fragile ; Il n'est rien de plus faible et de plus imbécile, Rien de plus infidèle et malgré tout cela, Dans le monde on fait tout pour ces animaux-là.”, “Il est généreux de se ranger du côté des affligés.”, “Les femmes sont plus chastes des oreilles que de tout le reste du corps.”. Mais le tournage en fut rapidement interrompu[64]. L'Ecole des femmes est bourré de quiproquos (la spécialité de Molière), avec des passages hilarants (surtout ceux du protagoniste et de ses deux valets qui sont un peu benêts sur les bords), d'autres plus choquants, voire perturbateurs. Entraînement à l’écriture d’invention »). En outre, Molière reprend vraisemblablement le motif du confident inapproprié (dans la pièce, Arnolphe pris comme confident par Horace) d'une nouvelle extraite du recueil italien du XVIe siècle intitulé Les Nuits facétieuses (traduites par Jean Louveau dans les dernières années du XVIe siècle), dû à la plume de l'écrivain Giovanni Francesco Straparola[N 4]. En 1989, dans un livre tonitruand , les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet répondaientà ceux qu'ils appelaient dédaigneusement " les pleureuses" l'école française se porte bien le niveau monte".. 27 ans ont passé, la querelle scolaire n'est certes pas éteinte. Le double décor de la pièce, conçu par Christian Bérard, représentait un jardin qui s'ouvrait et s'avançait vers les spectateurs[38]. L’action se situe clairement au XXe siècle. En 1839 toutefois, l'interprétation de Provost, comédien au Théâtre-Français, fut remarquée par la tonalité plus grave qu'il conférait au personnage d'Arnolphe, infléchissement vers le tragique qui devait marquer les mises en scène suivantes de la pièce[35]. Tout d’abord, on remarque l’usage de guillemets dans les répliques de la ligne 15 à la ligne 33 qui signalent que les personnages récitent un texte. / Ma foi, je ris encore quand je vois ce portrait, Adaptations cinématographiques et télévisuelles, Rhapsodie au sens ancien « d'ouvrage en vers ou en prose fait de morceaux divers, mal liés entre eux » (Définition de rhapsodie sur le, En dehors d'Arnolphe, d'Agnès, d'Horace et de Chrysalde, la distribution des autres rôles n'est pas connue et ne peut faire l'objet que de conjectures. « Plus je le vois et plus je le trouve bien fait. Entre sa création au théâtre de l'Athénée en 1936 et la disparition de l'acteur-metteur en scène en 1951, elle fut représentée six cent soixante-quinze fois[36]. L'école des femmes, Molière. L'École des femmes traite de l'infidélité féminine, et utilise particulièrement le principe du quiproquo comme ressort dramatique. Galabru en fait beaucoup, mais c'est Galabru. [...] ; il me prenait et les mains et les bras, La dernière réplique d'Agnès, laissant en suspens le nom qu'elle n'ose prononcer, juste après avoir avoué qu'Horace lui prenait « les mains et les bras », invitait d'autant plus à une interprétation sexuelle que le sous-entendu grivois était souligné par le jeu d'acteur. Molière, génie absolu aimait les femmes et c’est en avance sur son temps, qu’il dénonce l’horreur des mariages forcés. C'est ce mélange de deux sources différentes qui explique qu'au troisième acte, le caractère d'Agnès semble changer brutalement : si le motif de « la précaution inutile » suppose évidemment que l'épouse soit une ingénue, celui du « confident inapproprié » suppose la présence d'une femme d'esprit, qui soustrait son amant aux recherches de son mari. La dimension tragique du personnage, héritée de l'interprétation de Provost, loin d'être absente, était accentuée par le caractère de farce donné à la comédie, ainsi qu'à l'apparence donnée au personnage, qui portait une perruque bouclée semblant dessiner deux cornes au sommet du crâne et un maquillage qui soulignait son regard exorbité[38]. Éric Vigner mit en scène une nouvelle version de L'École des femmes pour la Comédie française en 1999, sur la sollicitation de son administrateur de l'époque, Jean-Pierre Miquel, à la recherche d'un nouveau souffle pour une pièce qui avait déjà été représentée 1586 fois par les comédiens français[52]. En effet, Molière, s'inspirant de celui de Tiberio Fiorilli avait introduit depuis Le Cocu imaginaire un type de jeu comique inédit jusqu'alors dans le théâtre français, constitué d'une large palette de mimiques et de grimaces, que le comédien utilisait pour ponctuer et souligner les répliques susceptibles d'être interprétées dans un sens obscène[16]. Comparez L’École des femmes de Molière du XVIIe siècle et L’École des femmes réécrite par Emmelyne Octavie au XXIe siècle. L'échange de répliques courtes est très rapide. L'Ecole des femmes (1662). La pièce a fait l'objet d'une tentative d'adaptation cinématographique par Max Ophüls, qui en 1940 entreprit le tournage d'une École des femmes avec Louis Jouvet, Madeleine Ozeray et sa troupe du théâtre de l'Athénée. Fiche de lecture sur l’École des femmes, de Molière Deuxième partie : L'Ecole des femmes est-elle une pièce uniquement comique ? Il épouse cette année-là Armande Béjart, la fille de Madeleine Béjart. Vers 1600, c’est le règne des contes, des farces et des fabliaux, genres littéraires hérités du moyen-âge : l’on s’y moque des femmes et de leurs multiples défauts, et des maris trompés. De quel mal souffre l'école de la République? Arnolphe invite le bavard Horace à la terrasse du bistrot d’en face, Agnès n’est pas insensible aux accents d’une radio voisine, l'infortuné tuteur épie les amoureux à la lampe de poche, et finalement, tous ces gens heureux se rassemblent devant l’appareil photo du serviteur Alain, tandis qu’a disparu, noyé dans son chagrin et son dépit, le malheureux Arnolphe que l’interprétation de Robert Marcy a rendu plus poignant encore que grotesque. Il provoque les réactions de la salle par ses tirades outrancières contre les femmes. Extrait de « De vive(s) voix ». En 1973, la pièce a également été mise en scène en suédois par Ingmar Bergman, qui en a tiré un téléfilm. Les représentations suivantes confirmèrent ce succès, même après que la nouvelle tragédie de Corneille, Sophonisbe, avait été lancée à l'Hôtel de Bourgogne le 12 janvier 1663[29]. Celle d'Agnès, baptisée la « scène du le » fut abondamment commentée à l'époque[19]. Elle y fut représentée trente et une fois jusqu'à la trêve de Pâques (le vendredi 9 mars 1663). Agnès (Dominique Valadié) apparaissait quant à elle comme une jeune femme totalement aliénée par le projet de domination d'Arnolphe, et, à la cinquième scène du deuxième acte, son maquillage lunaire, ses yeux fixes levés vers le ciel, ses chaussures de plastique blanc et sa démarche rappelaient les pensionnaires des institutions psychiatriques[49]. Arnolphe, interprété par Bernard Blier, y était présenté comme un vieil homme volontiers libidineux, capable à l'occasion de brutalité, mais dépourvu de réelle méchanceté[62]. Le décor et les costumes, de couleur brune, évoquaient la prison et le couvent, tandis que la mise en scène accentuait la dimension sadique du projet d'Arnolphe, envisagé par Roussillon comme un monstre plutôt que comme un homme ridicule, et qu'il comparait aux Occidentaux qui se rendent en Asie pour se trouver une épouse[45]. Citations de Molière. Placées sous l'invocation de Ménandre et de Térence (tandis que la farce et la commedia dell'arte étaient rattachées par les théoriciens à la tradition héritée de Plaute et d'Aristophane), les comédies n'avaient pas pour objectif principal de provoquer le rire - le comique y était intermittent, mêlé aux intrigues de héros de convention et aux grands sentiments[12] - mais d'édifier le spectateur en suivant le précepte horacien « placere et docere » (« plaire et instruire »)[23]. Les attaques furent ensuite essentiellement répercutées par de jeunes auteurs tels que Donneau de Visé qui, dans un texte extrait de ses Nouvelles nouvelles qui passe pour être le premier écrit consacré à cette querelle, se livre à une critique mesurée de la pièce, reprochant essentiellement à Molière d'avoir emprunté son sujet à d'autres auteurs[32]. Une autre innovation apportée par Vitez consista dans le fait de donner le rôle d'Arnolphe à un jeune comédien (Didier Sandre), dont la violence dans la gestuelle et dans les intonations symbolisaient la violence des valeurs que véhicule le personnage d'Arnolphe. La première transposition notable de L'École des femmes est la mise en scène de Robert Marcy en 1959 au Théâtre de Lutèce. En quelle année à été écrite L'Ecole des Femmes? L’explication de texte Introduction [Présenter le contexte] Avec L’École des femmes (1662), Molière propose sa première « grande comédie », dans laquelle il utilise les procédés comiques de la farce mais donne aux personnages une profondeur psychologique nouvelle. Molière n'oublie pas cette dimension morale dans L'École des femmes, qui pose la question de l'accès des femmes au savoir, de leur statut au sein de la famille et de la société, voire de leur éducation à la sexualité[24]. C'est une pièce de théâtre idéale pour les réflexions sur la gente féminine. Lisez ces répliques et comparez-les en répondant aux questions. 100% cotton Puff Sleeves Button Up Side hidden zipper Small - Bust 32 inches, Waist 26 inches, 36 inches Medium - Bust 33 inches, Waist 27 inches, 38 inches Large - Bust 34 inches, Waist 28 inches, 40 inches C'est à l'occasion de son évocation par le personnage de Climène dans La Critique de l'École des femmes que fut popularisé l'emploi du mot « obscénité », jusque-là peu usité[20] (Élise, l'entendant prononcer par Climène, indique d'ailleurs qu'elle « ne sai[t] ce que ce mot veut dire. Résumé. Séance 2 Acte II, scène V, v. 558 à 587 Lecture analytique d’une scène de comédie. Or, les codes dramatiques de l'époque voulaient que le caractère des personnages n'évolue pas au cours de la pièce et qu'il reste au contraire conforme à celui avec lequel ils avaient été introduits[12]. Le texte est intégralement respecté. Il y a une montée dramatique dans la scène. Le metteur en scène d'opéras Peter Sellars en fait sa marque dans les années 1980. Avec L'École des femmes, Jouvet démontrait que l'on peut encore faire rire en montant une pièce classique, et sa mise en scène eut une influence considérable sur des metteurs en scène comme Antoine Vitez (qui vit la pièce sept fois et en parlait toujours avec enthousiasme), ou comme Giorgio Strehler, qui affirmait « être né au théâtre avec elle[39]. Chacun possède un avis tranché : les uns ont aimé, les autres non. En parallèle était tourné un téléfilm, avec un metteur en scène et une distribution différents, à l'exception du rôle d'Agnès, interprété dans les deux cas par Isabelle Adjani. 1660. Fin 2011, Jacques Lassalle adapte pour la quatrième fois de sa carrière[57] la pièce de Molière, dans une mise en scène destinée à la Comédie-Française, avec Thierry Hancisse dans le rôle d'Arnolphe et Julie-Marie Parmentier dans celui d'Agnès[58]. Arnolphe, qui n'apparaissait jamais comme un personnage ridicule, y était représenté comme une figure faustienne, qui avait projeté de façonner une jeune femme à son idée. En dépit de l'accueil critique catastrophique que reçut la tétralogie Molière de Vitez, celle-ci contribua à faire reconnaitre ce dernier comme le rénovateur du théâtre français, et contribua sans doute à sa nomination comme directeur du Théâtre de Chaillot[46]. 2. Les sous-entendus grivois qui émaillent la pièce participent également de cette veine comique farcesque, sous-entendus perceptibles dans le titre même de la pièce : en effet, outre la référence à L'École des maris, L'École des femmes pouvait être compris par le spectateur des années 1660 comme une allusion à L'École des filles, dialogue érotique de 1655 écrit par Michel Millot et immédiatement interdit, mais dont des copies clandestines circulaient sous le manteau[15].