Edited by Denis Hollier, in collaboration with Francis Marmande and Catherine Maubon, Series: Bibliothèque de la Pléiade, n°600. This is the first full-length study in English of the work of Michel Leiris, a central figure in contemporary French culture. Notons aussi qu'un homme est dans la dépendance, au moins partielle, de sa culture même là où il peut sembler être le plus dégagé de toute contingence sociale : dans le rêve, par exemple, qui n'est pas le produit d'une fantaisie gratuite comme on l'a cru longtemps mais exprime, avec un matériel d'images tirées directement ou indirectement de l'environnement culturel, des préoccupations ou des conflits variables eux-mêmes en fonction des cultures. A surrealist author, his best known works were Simulacre (1925), Aurora (1928) and Race et civilisation (1951). Dans l’extrait étudié : 13 « je » ; 4 « mes » ; 4 « ma »…. » La fortune culturelle des peuples européens — dont il ne faut pas oublier que l'expansion outremer est un phénomène très récent et limité aujourd'hui par l'évolution même des peuples sur lesquels leurs techniques représentaient une avance — est liée au fait que ces populations se sont trouvées en mesure d'avoir de nombreuses relations, entre elles comme avec des populations différentes : les Romains, qu'on peut regarder comme les fondateurs du premier grand Etat qui se soit constitué en Europe, ont imité les Asiatiques en bâtissant cet empire, et l'Empire byzantin, seul successeur durable de l'Empire romain, devait plus à la Perse qu'à Rome quant à la façon dont il était organisé administrativement. D'aucuns peuvent avancer qu'il n'est pas difficile de reconnaître un Anglais d'après certains caractères extérieurs qui lui composent une allure propre : sobriété de gestes (s'opposant à la gesticulation qu'on attribue d'ordinaire aux gens du Midi), démarche, expressions du visage traduisant ce qu'on désigne sous le terme assez vague de « flegme ». Un tel ensemble ne peut par conséquent jamais se présenter comme défini une fois pour toutes mais est constamment sujet à des modifications, tantôt assez minimes ou assez lentes pour être presque imperceptibles ou passer longtemps inaperçues, tantôt d'une ampleur telle ou d'une rapidité si grande qu'elles prennent une allure de révolution. Depuis nos débuts, en 1993, c'est grâce aux dons des particuliers et à quelques subventions publiques que nous avons pu mener à bien notre mission qui est de donner accès gratuitement à des documents scientifiques en sciences humaines et sociales de langue française. • Dans cet extrait, il y a bien identité de l’auteur, narrateur, personnage principal. Reste qu'aujourd'hui encore, dans le vaste carrefour qu'est devenu le monde grâce aux moyens de communication dont il dispose, l'homme de race blanche et de culture occidentale tient le haut du pavé, quelles que soient les menaces de bouleversement qu'il sent monter [4] du dehors et du dedans contre une civilisation qu'il regarde comme la seule digne de ce nom. Votre rédaction sera d’une longueur minimale d’une soixantaine de lignes. But in mourning his lack of inspiration, Leiris produces another kind of poetry, and like his friend Edmond Jabès, he finds himself writing a book whose words must endlessly paper over a void. LEIRIS Michel, chargé de recherches du Centre national de la recherche scientifique, attaché au Museum national d'histoire naturelle de Paris. Il faut se représenter également que ces comportements non appris se réduisent aux réflexes fondamentaux, alors qu'on est généralement porté à étendre leur domaine d'une manière abusive, voyant des manifestations de l'instinct dans des actes qui sont, en vérité, le résultat d'habitudes ne procédant d'aucun dressage concerté mais prises d'assez bonne heure pour qu'on s'imagine être en présence de quelque chose d'inné. Dissertation : “Littérature et Tauromachie, une lecture de Michel Leiris.” Director: Ross Chambers. La croyance aux génies « Zar » en Éthiopie du nord. Texte de Michel Leiris. LA NOTION DE « RACE ». De toute évidence, le fait d'avoir une langue commune ne signifie pas qu'on est de la même race : ce n'est pas l'hérédité biologique mais l'éducation reçue qui fait que l'un parlera chinois alors que d'autres parleront anglais, arabe ou russe. Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,laisser nous un message par le formulaire ci-dessous. La vie des Classiques des sciences sociales. Cette étude cherche à déterminer dans quelle mesure l’approche actionnelle générale du Cadre européen commun prend en compte des objectifs explicites de correction linguistique. Durkheim (Émile), De la division du travail social. Scientific aspects of the race problem, par H.S. Et qui pourrait oublier que le développement de nos sciences, s'il nous a permis d'accomplir d'indéniables progrès, dans le domaine sanitaire par exemple, nous a permis en revanche de perfectionner à tel point les moyens de destruction que les conflits armés ont pris depuis quelques dizaines d'années l'ampleur de véritables cataclysmes ? From France to United Kingdom Destination, rates & speeds. Récit à la première personne, celui qui dit « je », c’est bien l’auteur, celui qui tient sa plume. Centré essentiellement sur l'enfance et la jeunesse de Leiris, le récit se veut aussi et surtout une interprétation de l'existence. Michel Leiris est un écrivain, ethnologue et critique d'art français, né en 1901 et mort en 1990. À l'échelle des grands groupes raciaux, malgré les cas litigieux (par exemple : les Polynésiens sont-ils des caucasoïdes ou des mongoloïdes ? De prime abord, on peut penser que rien n'est changé s'il est question de la « race latine » alors que c'est « civilisation latine » qu'il faudrait dire, les Latins n'ayant jamais existé en tant que race, c'est-à-dire (suivant la définition du professeur H.-V. Vallois) en tant que groupement naturel d'hommes présentant un ensemble de caractères physiques héréditaires communs. De même qu'à l'idée de nature s'oppose celle de culture comme s'oppose au produit brut l'objet manufacturé ou bien à la terre vierge la terre domestiquée, à l'idée de « civilisation » s'est longtemps opposée — et s'oppose encore maintenant dans l'esprit de la plupart des Occidentaux — l'idée de « sauvagerie » (condition du « sauvage », de celui qu'en latin on nomme silvaticus, l'homme des bois), tout se passant comme si, à tort ou à raison, la vie urbaine était prise comme symbole de raffinement par rapport à la vie, censément plus grossière, de la forêt ou de la brousse et comme si pareille opposition entre deux modes de vie permettait de répartir le genre humain en deux catégories : s'il est, dans certaines portions du globe, des peuples que leur genre de vie fait qualifier de « sauvages » il en est d'autres, dits « civilisés », qu'on se représente comme plus évolués ou sophistiqués et comme les détenteurs et propagateurs de culture par excellence, ce qui les distinguerait radicalement des sauvages, considérés comme encore tout proches de l'état de nature. Il faut noter, toutefois, qu'il s'agit là d'une vue théorique car l'individu en question, même si sa famille d'adoption était exempte de toute espèce de préjugé racial, se trouverait (ne serait-ce que par le fait de sa singularité extérieure) dans une situation distincte, en vérité, de celle des autres enfants ; pour que l'expérience soit valable, il faudrait, en tout cas, pouvoir éliminer l'influence (d'orientation et d'importance non prévisibles) qu'aurait vraisemblablement sur l'individu ainsi adopté le fait d'être regardé comme différent des autres, sinon par son entourage immédiat, du moins par d'autres membres de la société. « L'histoire de l'humanité, écrit Franz Boas, prouve que les progrès de la culture dépendent des occasions offertes à un groupe donné de tirer un enseignement de l'expérience de ses voisins. - Photographie in-4 en noir et blanc de Michel Leiris à son bureau. D'une manière générale, les Occidentaux modernes s'émerveillent des inventions et découvertes qui peuvent être portées à l'actif de leur civilisation et s'imagineraient pour un peu qu'ils ont, dans ce domaine, un monopole. Introduction : Avec L'âge d'homme, Michel Leiris inaugure une forme d'autobiographie originale, à la fois ethnographique et psychanalytique. La vie d'un groupe est, certes, dans la dépendance de son milieu bio-géographique : il ne saurait être question d'agriculture dans les régions arctiques, non plus que de grand élevage dans une bonne partie de l'Afrique tant qu'y sévira la mouche tsé-tsé, ennemie du gros bétail ; il est certain, en outre, qu'un climat tempéré est, en règle générale, plus favorable qu'un climat extrême à l'établissement humain et au développement démographique. Les racines économiques et sociales du préjugé de race apparaissent très clairement si l'on considère que le premier grand doctrinaire du racisme, le comte de Gobineau, déclare lui-même avoir écrit son trop fameux Essai pour lutter contre le libéralisme : il s'agissait pour lui, qui appartenait à la noblesse, de défendre l'aristocratie européenne menacée dans ses intérêts de caste par le flot montant des démocrates, et c'est pourquoi il fit des aristocrates les représentants d'une race prétendue supérieure, qu'il qualifia d'« aryenne » et à laquelle il assigna une mission civilisatrice. De même, moins un peuple sera isolé et plus il aura d'ouvertures sur l'extérieur et d'occasions de contact avec d'autres peuples (dans la paix et dans la guerre elle-même, car la guerre, sans être à beaucoup près la plus souhaitable vu qu'il arrive fréquemment que la culture d'un peuple ne survive pas ou ne survive que par quelques débris à l'épreuve de la conquête militaire ou de l'oppression, représente néanmoins l'une des façons dont les peuples prennent contact), plus la culture de ce peuple aura de chances d'évoluer, s'enrichissant aussi bien par des emprunts directs qu'en raison d'une diversité plus grande d'expériences pour ses représentants et de la nécessité dans laquelle ils se trouvent de répondre à des situations inédites. ), il est bien évident que, le propre d'un « grand homme » étant de se voir reconnu tôt ou tard par un large milieu social, il est impossible par définition qu'une société isolée ait produit ce que nous appelons un « grand homme ». Herskovits (M.J.), Man and his Works. Loin d'être limitée à ce qu'on entend dans la conversation courante quand on dit d'une personne [22] qu'elle est — ou qu'elle n'est guère — « cultivée » (c'est-à-dire pourvue d'une somme plus ou moins riche et variée de connaissances dans les principales branches des arts, des lettres et des sciences tels qu'ils se sont constitués en Occident), loin de s'identifier à cette « Culture » de prestige qui n'est que l'efflorescence d'un vaste ensemble par lequel elle est conditionnée et dont elle n'est que l'expression fragmentaire, la culture doit donc être conçue comme comprenant, en vérité, tout cet ensemble plus ou moins cohérent d'idées, de mécanismes, d'institutions et d'objets qui orientent — explicitement ou implicitement — la conduite des membres d'un groupe donné. On peut présumer que ce qui serait susceptible d'intervenir comme facteur particulier de différenciation serait, plutôt que la race, le préjugé de race, qui suffit à créer pour ceux qui en sont l'objet — même s'ils ne sont pas victimes d'une discrimination positive — une situation sans commune mesure avec la situation de ceux dont nulle idée préconçue ne peut faire dire qu'ils ne sont pas « comme tout le monde ». À tous les utilisateurs et les utilisatrices des Classiques des sciences sociales. Les connaissances que la science occidentale de ce milieu [20] du XXe siècle possède en matière d'ethnographie, branche du savoir aujourd'hui constituée en discipline méthodique, permettent d'affirmer qu'il n'existe actuellement pas un seul groupe humain qu'on puisse dire « à l'état de nature ». C'est oublier, d'une part, que des trouvailles telles que la théorie einsteinienne de la relativité ou la désintégration de l'atome viennent au terme d'une longue évolution qui les a préparées et, d'autre part, que maintes inventions aujourd'hui dépassées et dues à des anonymes ont témoigné, en leur temps et en leur lieu, d'un génie au moins égal à celui des plus renommés de nos savants : les premiers Australiens, par exemple, qui fabriquèrent des boomerangs capables de revenir vers leur point de départ ne disposaient évidemment ni de laboratoires ni de services de recherche scientifique, mais ils n'en parvinrent pas moins à fabriquer ces engins, fort compliqués du point de vue balistique ; de même, les ancêtres des actuels Polynésiens, lorsqu'ils essaimèrent d'île en île sans boussole et avec pour seules embarcations leurs pirogues à balancier, accomplirent des performances qui ne le cèdent en rien à celles des Christophe Colomb et des grands navigateurs portugais. L'existence de pareilles spécialisations culturelles doit inciter à la prudence quand il s'agit de porter un jugement de valeur sur une civilisation ; il n'en est pas une seule qu'on ne puisse trouver déficiente à certains égards alors que sur d'autres points elle a atteint un haut degré de développement ou, à l'examen, se révèle plus complexe que ne le laissait supposer l'apparente simplicité de l'ensemble : les Indiens précolombiens, qui ne faisaient usage d'aucun animal de trait et ne connaissaient ni la roue ni le fer, n'en ont pas moins laissé des monuments grandioses qui témoignent d'une organisation sociale très avancée et comptent parmi les plus beaux que les hommes aient construits ; parmi ces précolombiens figuraient les Mayas, qui ont inventé le zéro indépendamment des Arabes ; les Chinois — dont nul ne contestera qu'ils ont élaboré une grande civilisation — sont demeurés longtemps sans employer pour l'agriculture le fumier de leurs animaux, ni leur lait pour l'alimentation ; les Polynésiens, techniquement à l'âge de la pierre polie, ont conçu une mythologie très riche ; aux nègres, qu'on croyait bons tout au plus à fournir en main-d'œuvre servile les plantations du Nouveau Monde, nous sommes redevables d'un apport considérable dans le domaine artistique, et c'est, d'autre part, en Afrique que le gros mil [39] et le petit mil, céréales qui depuis se sont répandues en Asie, ont été pour la première fois cultivés ; les Australiens eux-mêmes, dont les techniques sont des plus rudimentaires, appliquent des règles de mariage répondant à un système de parenté d'une subtilité extrême ; si évoluée soit-elle du point de vue technique notre propre civilisation, en revanche, est déficiente sur bien des points comme le montre — sans même parler des problèmes sociaux que les pays occidentaux n'ont pas encore résolus ni des guerres dans lesquelles ils s'engagent périodiquement — un fait tel que le nombre élevé d'inadaptés qui se rencontrent en Occident. At Public Books, Tim Watson reviews two books by Michel Leiris, an underappreciated French anthropologist, that have been translated into English for the first time: Phantom Africa, a record of a long ethnographic expedition to Africa in the early 1930s; and Fibrils, the third volume of Leiris’s four-volume autobiographical literary work The Rules of the Game. HISTORICAL INTERVENTION IN LEIRIS' BIF(F)UR(E)S In the jacket cover presentation of Biffures, the first volume of his auto-biography La Règle du jeu, Michel Leiris situates his book in the context of the German Occupation in World War II. Il débute des études de chimie mais il les interrompt après son service militaire : « J’obéis à ma vocation - et renonçant aux vagues études que j’avais poursuivies jusqu’alors - je quittai le laboratoire où j’avais fini mon service [...], décidé à consacrer toute mon activité à la littérature ». In the late 1970s, more than a hundred years after Olympia made her debut, French writer and ethnographer Michel Leiris (1901 – 1990) adopted the enigmatic young woman as his muse and made her the centerpiece—or perhaps justification—for a continued exploration of aging and death, themes that had long dominated his literary pursuits.. Toutefois, de conditions bio-géographiques similaires des techniques différentes permettent de tirer des partis différents : en Asie tropicale, par exemple, la pratique traditionnelle de la rizière inondée (comme le fait remarquer M. Pierre Gourou) a permis depuis longtemps des peuplements très denses, alors que la pauvreté et l'instabilité des sols s'y sont opposées presque partout en zone tropicale, là où sont pratiquées les cultures sèches sur brûlis. Columbia University Press, New York, 1942. La religion chrétienne prêcha la fraternité humaine et s'il lui arriva, trop souvent, de manquer à ce principe elle n'élabora jamais d'idéologie raciste : des croisades furent menées contre les « infidèles », l'Inquisition persécuta les hérétiques et les juifs, catholiques et protestants s'entre-déchirèrent, mais ce furent toujours des motifs religieux et non des motifs raciaux qui furent mis en avant. Vous pourrez interroger ce texte, par exemple en soulignant qu’il a été écrit alors que Leiris était encore jeune > il n’y a donc pas le recul des années, comme dans les Confessions de Rousseau ou Les Mots de Sartre par exemple. Les Hébreux étaient, à l'origine, des pasteurs de langue sémitique, comme les actuels Arabes ; très tôt, ils se mêlèrent à d'autres peuples du Proche-Orient, y compris les Hittites de langue indo-européenne, et subirent des vicissitudes telles que le séjour en Égypte auquel mit fin l'Exode (IIe millénaire av. Alcan, Paris, 1930. La langue elle-même, instrument et condition de la pensée, ne peut servir à établir une hiérarchie entre elles : on trouve, par exemple, des formes grammaticales très riches dans les parlers de peuples sans écriture et regardés comme « non civilisés ». Il convient donc de ne pas confondre une « race » avec une « nation », ainsi qu'on le fait trop souvent vu l'acception très lâche avec laquelle le mot « race » est employé dans le langage courant, imprécision de terme qui a ses incidences sur le plan politique et dont la dénonciation n'est donc pas simple affaire de purisme. Linton (Ralph), The study of man. Correction des questions De tels changements peuvent s'opérer de deux façons : innovation venant de l'intérieur de la société, sous la forme d'une invention ou d'une découverte ; innovation venant de l'extérieur, sous la forme d'un emprunt (spontané ou s'effectuant sous contrainte). J.-C), la Captivité de Babylone (VIe siècle av. Language: French. Michel LEIRIS, L'Âge d'homme, « la gorge coupée ». 2e édition. Tillfälligt slut Fri frakt från 199 kr för privatpersoner. En étudiant l’extrait, vous vous interrogerez aussi sur la question de l’autobiographie. Cf. L'histoire nous apprend en effet que, comme tous les peuples de l'Europe, le peuple anglais s'est formé grâce à des apports successifs de populations différentes : Saxons, Danois, Normands venus de France ont tour à tour déferlé sur ce pays celtique et les Romains [9] eux-mêmes, dès l'époque de Jules César, ont pénétré dans l'île. Cette diffusion inégale des éléments de culture apparaît comme liée, de façon directe ou indirecte, à la structure économique de la société et (en ce qui concerne les sociétés où la division du travail est tant soit peu poussée) à sa division en castes ou en classes. Aujourd'hui, les juifs sont si peu définissables au point de vue anthropologique — en dépit de l'existence d'un prétendu « type juif », distinct d'ailleurs pour les Ashkenazim ou juifs du Nord et les Sephardim ou juifs du Sud — que les nazis eux-mêmes (pour ne rien dire du recours à des insignes spéciaux) ont dû s'en remettre au critère religieux comme moyen d'opérer la discrimination : était considéré comme de race juive celui dont la généalogie révélait qu'il avait parmi ses ascendants le nombre voulu d'adeptes du judaïsme. Best known for his four-volume autobiography La r gle du jeu (1948 76), he was the author of an astonishing range of works including poetry, criticism, ethnography, sociology, and art history. Alcan, Paris, 1902. Leiris essaie justement de dépasser le statut de personnage et de parvenir à une réelle compréhension de lui-même. Best known for his four-volume autobiography La r gle du jeu (1948 76), he was the author of an astonishing range of works including poetry, criticism, ethnography, sociology, and art history. sont simplement communs à un certain nombre de gens sans lien particulier entre eux. Édition revue. Le « type » ne répond nullement à un état privilégié de la race ; il a une valeur d'ordre essentiellement statistique et n'exprime guère que la fréquence de certains arrangements frappants. J.-C, annexion qui les plaça dans l'orbite de la Grèce jusqu'à la défaite d'Antoine et Cléopâtre en 31 av. Le Gentleman (The Gentleman) 1924. L'Inde, la Chine et le Japon, les grands Etats américains antérieurs à la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb n'ont pas tardé non plus à prendre rang et personne ne contesterait aujourd'hui qu'une place à tout le moins fort honorable doit leur être accordée dans une histoire générale de l'humanité. Mais la recherche de cette explication dans les conditions, par exemple, de l'habitat est à peine moins décevante : s'il est, en effet, des Indiens en Amérique du Nord qui présentent un type physique très uniforme en même temps que des types culturels bien distincts (tels les Apaches guerriers du Sud-Ouest, identiques racialement aux beaucoup plus paisibles Pueblos), on constate également qu'un climat déterminé n'impose pas un genre défini d'habitation et de vêtement (en zone soudanaise africaine on trouve, par exemple, des types très divers de maisons et des populations à peu près nues à côté de populations très habillées). The Viking Press, New York, 1945. Un auteur décide de raconter sa vie, de se raconter. L'hérédité biologique exerce bien une influence sur la personnalité de l'individu (dans la mesure où il lui doit certaines des propriétés de son corps et où il est, notamment, dans la dépendance de son système nerveux et de ses glandes à sécrétions internes) mais elle n'a guère de sens qu'envisagée sous l'angle de l'ascendance familiale et non sous celui de la race ; faute des renseignements voulus, même dans le cadre du lignage, sur la constitution biologique de tous les ascendants [24] d'un individu donné nous ne savons, de toute manière, que peu de chose sur ce qu'il peut tenir de son hérédité. Pensez à faire des paragraphes distincts et à les articuler au moyen de connecteurs. Michel Leiris (1901 90) was one of the most influential French intellectuals and writers of the twentieth century. In 1930, Michel Leiris was an aspiring poet drifting away from the orbit of the Surrealist movement in Paris when the anthropologist Marcel Griaule invited him to serve as the “secretary-archivist” for the Mission Dakar-Djibouti, a major collecting and ethnographic journey that traversed the African continent between May 1931 and February 1933. La langue qui «fourche» est un outil d'expérimentation du langage.