Beethoven - Concertos pour piano et orchestre n°1 & 2

Concerto pour piano - Piano

MIR126

Shani Diluka, piano

Orchestre National Bordeaux Aquitaine

Kwamé Ryan, direction

Beethoven fut sans doute celui qui conféra au son une sensibilité humaine élevant le sentiment individuel de la poésie à une valeur universelle et absolue. Son inspiration, et son intuition, découlent d’un principe transcendantal objectif et absolu, essence de sa poétique. Sa musique s’élève toujours comme un sentiment humain en quête de Dieu et de l’Homme. A travers son oeuvre et grâce à lui, l’Humanité est pour la première fois devenue l’argument principal de la Musique, de sa Musique

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Disque 1
  • Concerto pour piano et orchestre n°2 en si bémol majeur opus 19
  • 1 Allegro con brio 12’55
  • 2 Adagio 9’33
  • 3 Rondo (Molto allegro) 6’27
Disque 2
  • Concerto pour piano et orchestre n°1 en ut majeur opus 15
  • 4 Allegro con brio 14’22
  • 5 Largo 11'41
  • 6 Rondo (Allegro scherzando) 9'14
Durée total 64'12
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Presse

« Shani Diluka est une jeune pianiste qui a beaucoup à dire. Elle puise un son magnifique du piano Bechstein , nouant  un brillant et magnifique fil conducteur durant l’adagio du concerto en si b majeur…Il y a ici beaucoup à admirer : Diluka prend notablement une approche Mozartienne qui réussit sous ses doigts volubiles… le profil de Diluka mentionne Martha Argerich et il y a là peut être la touche de la grande Argentine à la sensibilité  hautement réactive, presque fébrile à l’approche de cette musique…Diluka est  sans conteste une artiste  à suivre, avec un sens de l’individualité si  rafraîchissant ». Harriet  Smith

Gramophone, Juin 2011

Shani Diluka et Kwamé Ryan choisissent une voie très subtile et bien à eux. (...) Le choix d'un Bechstein à la sonorité ronde et aux basses aériennes colle parfaitement à cette esthétique post-mozartienne. Calme, décanté, le Concerto n°2 se présente ainsi comme un pont jeté entre le KV 595 et ce que seront les concertos beethovéniens à venir. Le suivant, le Concerto n°1, constitue une avancée supplémentaire, un chaînon manquant vers les N"3, 4 et 5, où Beethoven finira par donner des ordres au soliste.

Loin du brillant de Serkin, Pollini ou Argerich, le jeu fin et lumineux de Shani Diluka n'est pas sans rappeler ce que faisait Kempff en ces pages, et l'ONBA joue parfaitement la carte du classicisme réinventé. Etienne Moreau

Diapason - Juin 2011

Le métissage des cultures
Ces deux premiers concertos de Beethoven, enregistré par Shani Diluka - pianiste sri-lankaise monégasque d’adoption - , et le chef antillais né au Canada Kwamé Ryan avec l’Orchestre national de Bordeaux Aquitaine, sont l’illustration de l’universalité de la musique, même quand elle ressortit d’une culture particulière, en l’occurrence la grande époque classique allemande. Le métissage s’approprie ici le génie de Beethoven, dans les pas de Mozart et le sillage de Haydn. Il en résulte des concertos étincelants de vie et menés avec une ardeur sans ambages. La technique et la précision de la soliste et du chef se conjuguent avec bonheur.(...) L’orchestre ne s’absente jamais des délicats traitements rythmiques et figures architecturales dans lesquels apparaît la personnalité du compositeur. 

La preuve encore que le beau est chez soi partout et tout le temps. Katchi Sinna

Musikzen, Mai 2011