Zhu Xiao-Mei, le public associe beaucoup plus votre nom à celui de Jean-Sébastien Bach qu’à celui de Joseph Haydn. Pourquoi ce disque ?
Haydn est un compositeur qui m’a accompagnée toute ma vie, que j’adore et que je trouve très sous estimé.
J’ai en réalité commencé à le travailler très jeune, au Conservatoire de Pékin, avec mon maître chinois. Puis, j’ai passé tous mes concours avec lui, je l’ai joué dans beaucoup de concerts importants pour moi et il n’a cessé de me porter chance ! Dès mon plus jeune âge, on disait de moi que j’étais « faite pour jouer Haydn ». Cela ne me plaisait pas du tout (rires).
Zhu Xiao-Mei
La presse unanime en parle...
« Avec une tranquille espièglerie, Zhu Xiao-Mei retrouve ce plaisir enfantin de jouer la comédie entre amis, d'improviser sur des tréteaux de fortune une commedia dell'arte de poche. Du théâtre privé, du divertissement de bonne société, dont le siècle des Lumières se délecte, du Ferney de Voltaire au Petit-Trianon de Marie-Antoinette. Avec la pianiste Zhu Xiao-Mei, les sonates de Haydn remportent leur victoire de Samothrace. Mais pas une victoire de marbre blanche et froide : une victoire de jade et de jonc, toute de couleurs et de souplesse.. »
Gilles Macassar, Télérama , avril 2009
« Zhu Xiao-Mei a parfaitement saisi comment rendre avec authenticité cette musique, et son récital est un régal de chaque instant. »
Jacques Bonnaure, Classica Répertoire , février 2009
« De la musique totalement merveilleuse, jouée presque merveilleusement, et écoutée presque en silence. Vive la vraie vie, et l’amour de la vie qui jaillit de la musique de Haydn. »
« Décapées, restaurées, quelques sonates de Haydn rendues à elles-mêmes grâce à une interprétation exemplaire.
Enfin le toucher qui convient, rond, perlé, jamais lourd et parfaitement le même à la main gauche et à la main droite, qui met bien en évidence le chassé - croisé des motifs si fréquent dans les œuvres pour piano de Haydn, et un dosage homéopathique de la pédale. La pianiste pratique là un bon dégraissage qui rend aux notes leur juste valeur, leur juste poids : ainsi, les piqués sont de vrais piqués, les noires pointées idem ; les silences retrouvent leur durée exacte et, par là, leur fonction de vides autour des sons, et les traits, dégagés, jaillissent comme des rayons lumineux. »
Francoise Ferrand, ResMusica.com, mars 2009
Quelques moments de consolation et de délassement
Après ses deux enregistrement Bach (Variations Goldberg MIR048, Clavier bien tempéré vol. 2 MIR044), voici un disque de Sonates de Haydn que Zhu Xiao Mei enregistre chez Mirare Productions. Ce compositeur l’a accompagnée tout au long de sa vie, du Conservatoire de Pékin avec son maître chinois jusqu’aux récitals qu’elle donne aujourd’hui.
Sa musique revêt sous les doigts de la pianiste un caractère incroyablement élégant, d’une absolue légèreté, ou chaque note a sa raison d’être. L’inventivité mélodique des Sonates, dont le raffinement de l’écriture fait entendre parfois de la musique pour quatuor à cordes, capte l’attention des auditeurs dès le départ.
Pour citer Haydn lui-même, il compose « pour que l’homme fatigué, épuisé ou accablé par ses affaires puisse profiter de quelques moments de consolation et de délassement. »
Discographie Mirare de Zhu Xiao-Mei