Anne Queffélec - haydn
 
 
La presse unanime en parle...
 
 
« Là où ses confrères creusent la partition, la pianiste sculpte le silence dans la chair de la note. Sa quête de sens autorise ce sentiment rare que la musique semble connaître l’interprète mieux qu’elle-même. Ici rien de superflu. Les notes se libèrent pour aller à un essentiel que chacun peut savourer en son for intérieur. »
Olivier Olgan, Le Figaro, octobre 2009
 
« Anne Queffélec , comme autrefois son amie Catherine Collard, y met de la bonté, de l’intelligence, de la clarté, du rire, de la vie tout simplement.»
Etienne Moreau, Diapason, novembre 2009
 
Le rire de Haydn
 
« Connaissez-vous une musique drôle ? » s’écrie un jour Schubert, exclamation plus qu’interrogation… Pour lui, la réponse était nette : la musique ne saurait être « lustig », ni gaie ni joyeuse, puisque, faite de temps comme nos vies, elle nous échappe autant qu’elle nous enchante, que sa beauté ne se donne qu’en s’évanouissant. Mais Haydn a une autre réponse, lui en qui Goethe saluait « la conjonction de l’ironie et de la naïveté ». Haydn joue avec la musique, il joue à se surprendre sur les tréteaux de son théâtre, dans la liberté et l’allégresse des surprises, des ruptures, des rebondissements, jetant son bonnet musical par-dessus les moulins de toute convention avec un humour si décapant qu’on ne sait s’il faut sourire ou s’inquiéter. « Ce que je suis, dit-il lui-même, je le suis devenu poussé par la nécessité la plus pressante. » Et si le jeu haydnien était un « Sauve-qui-peut-la-vie » ? Dépêchons-nous d’en rire, de peur d’être obligé d’en pleurer. Le vif argent de la musique de Haydn dans son alacrité nerveuse, son refus du pathos, de la lourdeur, du gras, est aussi volonté que la joie l’emporte. « Tu veux être heureux ? Sois-le », écrit Char. Ce courage-là,
Haydn nous le montre, choisissant le rire comme résistance, rire qui est par-dessus tout amour de la vie, qui doit triompher en dépit du tragique. Par-delà l’espace et le temps, Haydn rejoint Pline le Jeune : « Aliquando praeterea rideo, joco, ludo, homo sum ». Parfois je ris, je plaisante, je joue, bref, je suis un homme.
Anne Queffélec
 
Discographie Mirare d’Anne Queffélec
 
 
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Anne Queffélec Piano
 
Joseph Haydn
 
Sonate n°62 en Mi bémol majeur Hob. XVI/52
Variations en Fa mineur
Sonate n°53 en Mi mineur Hob. XVI/34
Sonate n°54 en Sol majeur Hob. XVI/40