LA rêveuse - buxtehude - reinken
 
La Rêveuse
Stéphan Dudermel violon
Simon Heyerick violon
Florence Bolton  viole de gambe
Angélique Mauillon harpe triple
Bertrand Cuiller clavecin
Emmanuel Mandrin orgue
Benjamin Perrot théorbe & direction
 
Dietrich Buxtehude
 Sonata BuxWV 271, BuxWV 269, BuxWV 266
 
Johann Adam Reinken
 Hortus Musicus
 
 
 
La presse unanime en parle...
 
 
« Ce disque montre avant tout combien Buxtehude et Reinken dominèrent ce style [Le Stylus Phantasticus]. Il en va de même pour la Rêveuse. Loin de multiplier foucades et fausse liberté, cet ensemble a trouvé le profond équilibre musical et le raffinement rhétorique que recèlent ces musiques indispensables. »
Franck Langlois, Le Monde de la Musique, mars 2009
 
« La Rêveuse s'est pleinement appropriée ce langage si particulier, en en rendant à la fois la liberté et l’austérité, l’irrégularité et la rigueur. On perçoit pleinement le contrepoint sans jamais une once d'aridité, tandis que l'orchestre se laisse emporter par l’expressivité sans perdre de vue la profondeur intellectuelle des pièces. Pour cela, la Rêveuse déploie son art du son, point fort de l'enregistrement. Dès les premières secondes, on est frappé par ces sonorités riches et opulentes, bien éloignées de la sécheresse qu’on nous sert trop souvent dans ce répertoire. »
« C’est au final un sentiment de plénitude accomplie qui émane de ce disque enchanteur, tant et si bien qu'on attend avec impatience que toutes ces qualités soient désormais mises au service de la musique française du Grand Siècle à laquelle l’ensemble a emprunté son nom et qu'elle défend déjà si bien en concert. »
Loïc Chahine, musebaroque.fr, mars 2009 
 
«  Les violons sont brillants mais sans aigreur, ils virevoltent élégamment et certaines phrases sont porteuse de belles émotions. La viole de Florence Bolton a cette douceur si caractéristique et est porteuse de mélancolie aimable. La direction de Benjamin Perrot est souple et dansante et il sait rendre la basse continue riche et variée. La Ciacona en do mineur adaptée pour deux orgues offre un contraste bien venu et rappelle que l’instrument roi est le premier pour Buxtehude. Le texte de présentation de Gilles Cantagrel est, comme, à son habitude, précis et enthousiaste. Quand les recherches musicologiques et musicales sont de cette qualité là le résultat est enthousiasmant. La prise de son est d’une grand précision et tout cela sonne comme si nous étions dans un beau salon de musique. Nous rentrons dans le tableau ou la musique en sort librement, c’est au choix...  »
 Hubert Stoecklin, Resmusica, mars 2009
 
« L'entente et la complicité des musiciens de La Rêveuse font toute la saveur du présent album: un oeuvre en sensibilité collective et dialoguée qui penche souvent dans l'enchantement. C'est pour nous, l'un des ensembles français les plus captivants de l'heure, avec les Witches d'une égale exigence: défricheurs dans les répertoires abordés, magiciens diseurs, entre rhétorique et souplesse du geste. Superbe réalisation. »
Benjamin Ballifh, Classiquenews.com, février 2009
 
 
La vie musicale en Allemagne du nord avant Bach
 
 
Reinken à Hamburg et Buxtehude à Lübeck ont dominé pendant une quarantaine d’années la vie musicale en Allemagne du nord. La réputation de ces deux organistes était telle que le jeune Bach n’hésita pas à traverser l’Allemagne à pied pour rencontrer ces deux maîtres qu’il admirait fort.
 
De Reinken, outre des pièces pour l’orgue et le clavecin, il ne nous reste que le Hortus Musicus, un recueil de six sonates, pour deux violons, viole de gambe et basse continue,        « convenable pour l’église aussi bien que pour la musique de chambre à la maison », comme l’indique la préface. Bach en transcrivit lui même quelques mouvements pour le clavier. Les sonates de Buxtehude pour le même effectif ne furent jamais éditées et sont moins connues que les sonates en trio. D’une très belle facture, ces pièces instrumentales aux formes originales sont, comme le Hortus Musicus, de véritables joyaux de cet art des contrastes et des surprises qu’est le stylus phantasticus, défini par Mattheson comme un art de la fantaisie et de la liberté, de la rhétorique et de la vocalité.
 
Avec beaucoup d’éloquence, de poésie, et de personnalité, La Rêveuse rend hommage à ces
oeuvres magistrales.
 
Site de l’ensemble La Rêveuse
 
 
Discographie Mirare de La Rêveuse
 
 


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