La presse unanime en parle...
« Michel Corboz a déjà enregistré l’oeuvre deux fois, mais aucune de ces versions n’était entièrement satisfaisante, par la faute de l’orchestre ou des solistes. Aujourd’hui sa direction convertirait un bataillon d’athées : respect de la pensée, chaude douceur, souci de la justesse forment un équilibre parfait et on ne peut que s’incliner devant tant de grandeur... un moment de grâce. »
George Gad, Monde de la Musique, avril 2007
« Le résultat est enthousiasmant : musique et chant somptueux, interprétation poignante et apaisante à la fois, beau digipack, livret copieux. »
« Aujourd’hui sort une version goûteuse et épanouie de l’ultime liturgie revisitée par l’EVL. La soprano A. Quintans, généreuse, le baryton P. Harvey, fervent, et le Sinfonia Varsovia confirment l’option sonore actuelle, très incarnée de Michel Corboz. »
La Liberté, Suisse, mars 2007
Une délivrance heureuse
Le 8 novembre 1924, le Requiem est l’ultime chant qui, sous les voûtes de l’église de la Madeleine, s’élève autour du cercueil de Gabriel Fauré.
Créée 36 ans plus tôt lors des funérailles de l’architecte Lesoufaché, l’œuvre offre, au tournant du XXe siècle, l’aboutissement d’une nouvelle esthétique de la musique funèbre. Dégagée des déchaînements romantiques et des effets redoutable de l’évocation du Jugement dernier, elle semble implorer un repos éternellement calme.
Sous la conduite délicate et sensible de Michel Corboz, le Requiem porte ainsi témoignage de la pensée profonde d’un musicien, Gabriel Fauré, qui éprouvait une émotion simple devant la mort. « C’est ainsi que je conçois la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux ».
Le grand retour au disque de Michel Corboz
Tenu aujourd’hui pour l’un des plus grands chefs de chœur du XXe siècle, Michel Corboz revient aujourd’hui avec son œuvre de prédilection, le Requiem de Fauré (qu’il grave pour la 3e fois de sa carrière), avec son Ensemble Vocal de Lausanne et un nouvel orchestre auquel il s’est attaché ces dernières années, le Sinfonia Varsovia.
C’est pourtant ici la version de 1893 que Michel Corboz a choisie, à effectif plus réduit que la version pour grand orchestre de 1901.
Nouvelle version donc, et aussi nouveau couplage pour cet enregistrement qui a associe trois motets de Fauré et la Messe des pêcheurs de Villerville. Une version encore plus spirituelle, investie, émouvante et touchante, à l'image de son chef.
Discographie Mirare de Michel Corboz